Agression mortelle à Montluçon (Allier) : deux suspects interpellés

Après l'agression au couteau d'un jeune homme mercredi 10 juillet, le SRPJ (Service Régional de Police Judiciaire) de Clermont-Ferrand a été co-saisi avec le commissariat de Montluçon. / © SALESSE Florian / MAXPPP
Après l'agression au couteau d'un jeune homme mercredi 10 juillet, le SRPJ (Service Régional de Police Judiciaire) de Clermont-Ferrand a été co-saisi avec le commissariat de Montluçon. / © SALESSE Florian / MAXPPP

Mercredi 10 juillet, un homme d’une vingtaine d’années a succombé à ses blessures à Montluçon dans l’Allier. Il avait été victime d’une agression au couteau. L’agression a eu lieu dans  un secteur gangrené par le trafic de drogue. Deux suspects sont en garde à vue.
 

Par Catherine Lopes

Un homme d’une vingtaine d’années a succombé mercredi 10 juillet en fin d’après-midi à ses blessures à l’hôpital de Montluçon dans l’Allier. Vers 16h30, il avait été victime d’une agression au couteau.
 

Deux suspects interpellés

Le SRPJ (Service Régional de Police Judiciaire) de Clermont-Ferrand a été co-saisi avec le commissariat de Montluçon, selon Eric Neveu, procureur de la République de Cusset. Une enquête a été ouverte « en flagrance du chef d’assassinat » d’après le procureur. Deux suspects étaient activement recherchés. Mercredi 10 juillet dans la soirée, deux individus ont été interpellés. Ils ont été placés en garde à vue au SRPJ de Clermont-Ferrand. D'après le procureur de Cusset, Eric Neveu, "jeudi 11 juillet leur garde à vue a été prolongée".

Les faits se sont produits quai Louis-Blanc, à proximité du centre commercial Carrefour. Le maire de Montluçon Fréderic Laporte, explique : « Je ne suis pas plus surpris que ça malheureusement. Cette agression s’est déroulée sur un lieu où je me suis rendu une quinzaine de fois en un mois et demi, pour perturber le trafic de drogue. J’avais attiré l’attention des autorités sur la dangerosité du site ».

Les villes de notre taille souffrent d’un véritable abandon

Il poursuit : « Un GLTD, Groupement Local de Traitement de la Délinquance, avait été mis en place. Mais cela n’a pas suffi. Nous sommes victimes du manque de moyens alloués aux forces de police. Les villes de notre taille souffrent d’un véritable abandon ». Le premier élu de la commune décrit un quartier gangrené par le trafic de drogue : « C’est un lieu de passage. Ils étaient devant les habitations des immeubles, à l’angle de la galerie marchande Carrefour. Ils restaient là la nuit et les week-ends ».

Trafic de cannabis, héroïne et cocaïne

Emmanuel Courtois, secrétaire régional du syndicat de police Alliance, confirme que "Montluçon souffre d'un manque de moyens, comme toutes les circonscriptions de villes moyennes. Là-bas, le trafic de drogue était bien installé. Après l'agression, nous redoutions même des violences urbaines". Il ajoute : "A Montluçon, on compte 90 fonctionnaires de police mais il y a un manque cruel d'enquêteurs, d'OPJ et de personnels de la voie publique. C'est un commissariat isolé, car le commissariat le plus proche se trouve à Vichy, à plus d'une heure de route. La brigade des stups tourne au ralenti malgré la charge de travail, car il y a du trafic de cannabis, héroïne et cocaïne. On ne peut pas être partout. Les policiers sont polyvalents : aujourd'hui sur les stups et demain sur les cambriolages".

 

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