Allier : nombre de naissances en baisse à l'hôpital de Moulins

Pour la première fois depuis le début des années 2000, la maternité de Moulins est passée sous la barre des 1 000 naissances avec 975 bébés nés en 2019. Une baisse qui suit la baisse de la natalité au niveau national.
 

Emeline et sa fille Ella née le 4 janvier à la maternité de Moulins, dans l'Allier.
Emeline et sa fille Ella née le 4 janvier à la maternité de Moulins, dans l'Allier. © Anne-Claire Huet / France 3 Auvergne
Seulement 975 bébés sont nés à la maternité de Moulins, dans l’Allier, en 2019. Pour la première fois depuis le début des années 2000, la maternité est passée sous la barre des 1 000 naissances. Une baisse qui s’explique, en partie, par la diminution de la natalité à l’échelle du département. Mais cette baisse n’aura pas de conséquences. 
« C’est vrai que le nombre de personnel qui doit travailler, c’est en fonction des naissances. Néanmoins, nous n’avons pas un chiffre qui nécessite une diminution des effectifs au sein de la maternité », explique Marilyn Theuws, sage-femme responsable du pôle femme-mère-enfant.
   

Des services supplémentaires

En tout, 70 personnes travaillent au sein du service. Un service qui ne cesse de se renouveler. Avec, par exemple, la mise en place d'une salle d’accouchement physiologique ou encore des cours gratuits dispensés depuis janvier 2019 pour apprendre à porter son enfant. Pratiqué en Asie et en Afrique, le portage du bébé trouve ses adeptes en France. La technique renforcerait le sentiment de sécurité de l'enfant et permettrait le bon développement de sa colonne vertébrale.

« Pendant la grossesse, nous proposons plusieurs choses comme l’acupuncture, l’hypnose ou la gymnastique sensorielle périnatale ou encore la sophrologie, ajoute Emelyne Busserolles, sage-femme. Tout ça pour permettre aux femmes de mieux vivre leur grossesse. Et même pour les femmes qui ne sont pas enceintes, elles peuvent avoir besoin de conseil dans le cadre de la ménopause ou l’arrêt du tabac »

Des prestations que la maternité veut développer dans les années à venir. Une manière, peut-être, d’attirer de nouvelles patientes et d’avoir plus de naissances en 2020. 
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