Le Pal dans l’Allier : la success-story d’un parc animalier et d’attractions

Des éléphants et des flamants roses à quelques mètres de montagnes russes : le parc de loisirs du Pal, installé en pleine campagne bourbonnaise, dans l'Allier, a su s'imposer comme l'un des fleurons touristiques français, grâce à un modèle unique en son genre. / © THIERRY ZOCCOLAN / AFP
Des éléphants et des flamants roses à quelques mètres de montagnes russes : le parc de loisirs du Pal, installé en pleine campagne bourbonnaise, dans l'Allier, a su s'imposer comme l'un des fleurons touristiques français, grâce à un modèle unique en son genre. / © THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Des éléphants et des flamants roses à quelques mètres de montagnes russes : le parc de loisirs du Pal, installé en pleine campagne bourbonnaise, dans l'Allier, a su s'imposer comme l'un des fleurons touristiques français, grâce à un modèle unique en son genre.

Par AFP

"C'est le seul parc en France, et l'un des très rares en Europe qui soit à la fois parc d'attractions et parc zoologique", affirme le président directeur général du Pal, Arnaud Bennet.
Avec 601.000 visiteurs en 2017, le Pal, installé à Saint-Pourçain-sur-Besbre (Allier) est le cinquième parc le plus visité de France, après Disneyland Paris, le Puy du Fou, le Parc Astérix et le Futuroscope, selon le Syndicat National des Espaces de Loisirs, d'Attractions et Culturels (SNELAC).

Son fondateur, André Charbonnier avait vendu son usine d'aliments pour bétail à Moulins pour créer en 1973 un parc animalier sur les terres familiales. Influencé par les parcs de loisirs américains, l'entrepreneur fera installer des attractions à partir de 1981, avant de décéder.

Après huit années d'intérim, son gendre Arnaud Bennet, alors cadre dans le marketing chez Danone, reprend en 1990 l'affaire familiale, dont la situation financière s'est entre temps dégradée.
"Il fallait prendre une décision, le vendre ou le garder. J'ai pris une année sabbatique, je me suis amusé et il ne m'a pas fallu longtemps pour me décider", sourit l'actuel PDG du Pal, à la tête aujourd'hui de 70 salariés et 270 saisonniers.

Quarante-cinq ans après sa création, le parc rassemble sur 50 hectares de pleine nature 700 animaux et 28 attractions. Et ne cesse de proposer des nouveautés : après un "Alligator park" en 2017, place en 2018 au "Yukon Quad", une nouvelle montagne russe inédite en France. Montant : 10 millions d'euros.

Tandis que ses concurrents investissent, selon M. Bennet, "entre 10 et 15 %" de leur chiffre d'affaires chaque année, Le Pal consacre habituellement "25 %" de son CA à l'investissement. "Et cette année, encore plus, avec 50 % de notre chiffre d'affaires", détaille le patron du parc dont l'endettement ne dépasse pas les "15 %".
Côté hébergement, le parc a été précurseur en misant dès 2013 sur les logements insolites, des lodges sur pilotis au milieu des zèbres, gnous et autres hippopotames.

Pari réussi : avec 16.000 nuitées par an et un taux d'occupation de 100 %, les lodges affichent complet plus d'un an à l'avance. Une nouvelle structure hôtelière doit prochainement voir le jour, toujours sur le thème de l'Afrique.

 

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