Allier : relaxe générale dans l’affaire de l’incendie du Palm Beach de Vichy

Jeudi 21 janvier, le tribunal correctionnel de Cusset dans l’Allier, a rendu son jugement dans l’affaire de l’incendie du Palm Beach de Vichy en 2011. Le propriétaire du logement du quatrième étage où était parti l'incendie cette nuit-là et le syndic ont été relaxés.

Jeudi 21 janvier, le tribunal correctionnel de Cusset dans l’Allier, a rendu son jugement dans l’affaire de l’incendie du Palm Beach de Vichy en 2011.
Jeudi 21 janvier, le tribunal correctionnel de Cusset dans l’Allier, a rendu son jugement dans l’affaire de l’incendie du Palm Beach de Vichy en 2011. © GUILLAUME SOUVANT / AFP

Le tribunal correctionnel de Cusset dans l’Allier a rendu son jugement jeudi 21 janvier après-midi dans l’affaire de l’incendie du Palm Beach de Vichy en 2011. Le propriétaire du logement du quatrième étage où était parti l'incendie cette nuit-là et le syndic ont été relaxés. Ce jugement en délibéré est conforme aux réquisitions.


Louis-Marie de Roux, est l’avocat de Square Habitat. Il indique : « C’est une décision qui est juste et qui était attendue. Le tribunal a observé qu’il n’y avait eu aucune faute de commise par le syndic. C’est conforme aux réquisitions. Il s’agit d’une grande satisfaction de voir que le tribunal a finalement suivi les arguments de Square Habitat, après une très longue instruction. Square Habitat a toujours soutenu qu’il n’avait pas commis de faute. Les défauts de construction de l’immeuble ne relevaient pas de la responsabilité du syndic ». "Je suis heureux de cette décision qui met fin pour mon client à une procédure longue et difficile et qui va dans le sens des réquisitions et des arguments de la défense", a déclaré à l'AFP l'avocat du résident du quatrième étage, Me Jean-François Canis.

4 victimes

Ce jugement intervient quasiment 10 ans jour pour jour après le drame. Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2011, un incendie avait embrasé cet imposant immeuble de 12 étages, situé sur les bords de l'Allier à Vichy et comprenant 33 appartements. Alertés peu après 02h00, les pompiers avaient procédé à de nombreuses évacuations. Mais trois femmes, âgées de 83, 93 et 95 ans, étaient décédées dans leurs appartements des 7e et 10e étages, intoxiquées par les fumées. Un quatrième résident âgé de 82 ans, gravement brûlé, était mort à l'hôpital quelques semaines plus tard. Le feu était parti depuis la buanderie de l'appartement du prévenu situé au 4e étage. L'enquête a déterminé que l'homme avait "bricolé" une installation électrique pouvant être à l'origine du sinistre. Mais sa responsabilité pénale et délibérée n'a pas été retenue.

Une audience civile

Mais ce jugement ne constitue pas l’épilogue de cette affaire. En effet, il y a eu un renvoi de l’affaire au 19 avril pour statuer sur les intérêts civils. Les parties civiles ont fait valoir qu’il y avait peut-être une faute civile indépendante. Une audience se tiendra donc au printemps.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société incendie faits divers