C'est une nouvelle rencontre, un nouveau temps d'échanges entre parents et enseignants au sujet de la réforme du bac et du devenir scolaire des élèves.
Une vingtaine de personnes était une nouvelle fois mobilisée pour défendre de manière générale l'enseignement public du bassin d'aubenas.
Les inquiétudes sont réelles et elles mettent les nerfs à rude épreuve. La réforme du bac suscite chez les parents d'élèves des trois lycées publics concernés (Lycée M.Gimond, lycée Astier et lycée agricole Olivier de Serre) anxiété et exaspération.
Parents et professeurs devant le lycée Gimond
•
© Nicolas Ferro
Le point de crispation se situe au niveau du transport. Les trois établissements scolaires ne peuvent pas délivrer les douze spécialités de la réforme Blanquer, certains élèves devront donc se rendrent dans d'autres lycées d'Aubenas pour suivre les spécialités qu'ils ont choisis. L'organisation du transport scolaire n'a pas été encore établie et elle peut vite devenir un casse-tête.
Marie-Ange Lelli, parent d'élève de sa fille en classe de seconde.

Selon les professeurs, les établissements pourraient faire le choix de supprimer des options afin d' alléger les effectifs en classe. Un choix qui s'avérerait navrant. Au lycée Gimond, la classe européenne est très demandée et les disciplines artistiques (théâtre, musique et cinéma) en font sa réputation. Malgré les relances auprès du rectorat pour obtenir plus d'informations, les professeurs sont inquiets pour l'avenir de leurs élèves et ils se sentent les laissés pour compte de l'académie de Grenoble.
Fabienne Ponçin-Chaperon, professeur d'Histoire-géographie

Enfin, la Fédération des Conseils de Parents d'Elèves (FCPE) considère que c'est l'enseignement public en général (la filière générale mais aussi technologique et professionnelle) qui est mis à mal. Dans cette redistribution des cartes, le nombre de postes d'enseignants est revue à la baisse. Conséquence, la dotation globale d'heures de cours par établissement est moins importante. Le lycée Gimond par exemple perdrait 30 heures de cours par semaine.
Benoit perrusset, président FCPE d'Aubenas

Professeurs, parents d'élèves et syndicat se battent pour demander une égalité de traitement entre les territoires. L'Ardèche mérdionale est souvent le parent pauvre dans plusieurs domaines (emploi, santé, culture...). Elle ne veut pas devenir un futur désert éducatif.