VIDEO. "La maison s'enfonce", après la sécheresse et les les fissures, des communes d'Ardèche demandent l'aide de l'Etat

Publié le Mis à jour le
Écrit par Ana K. .
durée de la vidéo : 01min 54
Plusieurs dizaines de maisons sont fissurées à Ruoms, suite à la sécheresse de cet été. ©France Télévisions

En Ardèche, 42 communes ont déposé des dossiers à la préfecture pour que l'état de catastrophe naturelle soit reconnue après la sécheresse de l'été dernier. Sans ce classement, les habitants n'ont aucun recours possible auprès de leur assurance en cas de dommages sur leur maison, notamment quand elles se fissurent.

De grandes balafres sur la façade de sa maison, Muriel Fournier montre les conséquences de la sécheresse. Elle est dépitée. Des fissures sont apparues sur sa maison, construite sur un sol argileux.

" Les fissures transversales, dit-elle en se baissant pour indiquer une faille horizontale, ce sont celles qui sont les plus dangereuses pour la maison, parce que la maison s’enfonce, et que petit à petit, elle risque de s’écrouler."

Les dégâts de la sécheresse sont visibles également à l’intérieur, notamment dans sa chambre où les fissures sont encore plus larges. 

"Tout le plafond, le mur, tout part en déconfiture, déplore Muriel. L’isolation, la maison elle-même…", dit-elle sans terminer sa phrase. 

Sans classement en catastrophe naturelle, aucune indemnité à espérer

Avec son époux, Muriel a monté un dossier. Le couple l'a envoyé aux élus locaux et même à l'ardéchois Olivier Dussopt, ministre du travail. Ils souhaitent que Ruoms soit classée en catastrophe naturelle, car c'est le seul moyen pour ce couple de retraités ne pas payer les travaux. 

"L’assurance nous a dit que tant qu’on n'était pas en catastrophe naturelle, il n'y a aucune prise en charge. Nous n'avons pas les moyens de faire réparer la maison car ça va coûter au bas mot 100 000, 150 000 Euros", explique Jean-Paul Fournier. 

Les cas se multiplient

Et ils ne sont pas les seuls dans cette situation à Ruoms. Le maire comptabilise 34 maisons touchées. 

"Les maisons sont prêtes à tomber, constate Guy Clément, le maire de la commune, cela risque de s’aggraver d’année en année, " conclu-t-il, en feuilletant le dossier de certains habitants. 

Ces victimes de la sécheresse devront prendre leur mal en patience, car même si l’état de catastrophe naturelle est reconnu, ils devront compter au moins deux ans avant d'obtenir réparation. 

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