Des associations européennes de victimes de la route se rencontrent à Moulins

À Moulins se tenait le 1er congrès européen d'associations de défense des victimes de la route, le 28 octobre. Rencontre. Intervenants: Christine Jans Organisatrice du 1er congrès européen d'associations de défense des victimes; Santo Abbate, de l'association ASBL Nadège Abbate (Belgique); Claudio Martino, de l'association AUFV (Italie). ©France 3 Auvergne

Le premier congrès européen d'associations de défense des victimes d'accidents de la route s'est tenu à Moulins. Dix-nuif associations se sont rassemblées pour parler de leurs expériences de deuil, mais surtout pour agir ensemble au niveau légal.

Les routes français ont tué 335 personnes en septembre 2016, soit près de 30% de plus que le mois précédent. Mais derrière ces chiffres, il y a des personnes, des familles.

Au congrès européen des victimes de la route de Moulins, tous les participants ont connu un drame. Bien souvent, la perte d’un enfant. Au cours de cette première édition, dix-neuf associations françaises, belges ou italiennes sont venues échangées entre elles.

« Chaque association fait des choses extraordinaires, mais il y avait un manque de communication entre elles, estime Christine Jans, organisatrice du congrès. Le but, aujourd’hui, c’est justement de voir qui fait fait, où, comment, et qu’on puisse ensemble rassembler nos forces ».

La journée s’articule autour d’ateliers de travail. Ici, on parle prévention routière mais aussi accompagnement juridique et indemnisation des victimes. Ce congrès sert avant tout à échanger les idées de chacun mais surtout à se rassembler pour se faire entendre.

« En Belgique, on n’est pas écoutés, en France non plus apparemment, regrette Santo Abbate, membre d’une association belge. Il faut faire un projet de loi en commun, qui pourrait mettre la pression pour aboutir à quelque chose de concret au niveau européen puisque dans nos pays respectifs, il n’y a rien. » Les associations réclament une répression plus dure, notamment pour les accidents mortels.

Une répression plus dure pour les chauffards

« En Italie, il y a cinq mois, les peines sont devenues plus lourdes, observe le transalpin Claudo Martino. Mes amis français et belges s’intéressent à ce qu’il s’est passé dans notre pays ».

Parmi les pistes de travail du congrèsv européen, l’alourdissement des peines des responsables d’accidents mortels occupe une place prépondérante. Les associations souhaiteraient qu’ils soient poursuivis pour homicide volontaire, une peine passible de 30 ans de réclusion criminelle. Aujourd’hui, les chauffards encourent jusqu’à cinq ans de prison seulement.