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La Business cup, ou comment entreprendre à Grenoble

Un chef d'entreprise doit exceller dans la présentation de ses projets, notamment pour obtenir des financements.
Un chef d'entreprise doit exceller dans la présentation de ses projets, notamment pour obtenir des financements.

Vidéo. Les 19 et 20 février, l'Ecole de Management de Grenoble, spécialisée dans les nouvelles technologies, organise un festival de l'entrepreneuriat. Moment fort du programme, un concours de projets d'auto-entrepreneurs au cours duquel de "futurs PDG" s'affrontent.

Par Céline Aubert

Le premier porte lunettes et blaser, le second a une écharpe de coton nouée autour du cou. Julien Chauveau et Benjamin de Reynal ont le look très "jeunes chefs d'entreprise". En ont-ils l'étoffe? En tous cas, le "grand oral" ne leur fait pas peur. "C'est un projet sur lequel on travaille depuis novembre, à 80% de notre temps. La présentation, c'est une toute petit partie. La formalisation, c'est le plus simple", explique Julien.  

Les deux étudiants en Master entrepreneuriat ont pour ambition de créer un site internet de sélection de vidéos. En participant à la 'Business cup', ils espèrent récolter une partie des financements nécessaires pour mettre en route leur projet. S'ils remportent le concours, ils en obtiendront une part non négligeable, le prix étant de 1000 euros. 

L'épreuve dure 25 minutes, 15 pour la présentation, 10 pour les précisions. L'enjeu est de convaincre un jury composé de deux entrepreneurs et d'un cadre de l'Ecole de Management. Le projet doit être ficelé, étude de marché, conception technique, rentabilité... Comme n'importe quel futur chef d'entreprise l'aurait mené. 

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Entrepreneuriat et école de management
Lieu de tournage : Ecole de Management de Grenoble. Intervenants : Julien Coupat, chef d'entreprise et membre du jury. Julien Chauveau et Benjamin De Reynal, étudiants en master entrepreneuriat.

Gagnants ou pas, les futurs PDG devront mener à bien leur création d'entreprise, et leur rêve. "On a une philosophie de vie bien à nous", explique Benjamin, "on veut devenir notre propre patron, et créer des emplois". Tel est bien le but de l'Ecole de Management de Grenoble. En 2012, ses diplômés ont créé une vingtaine d'entreprises.

Une école qui fait partie des "grandes" 


GEM est un établissement rattaché à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Grenoble (CCI). Les cursus sont notamment financés par les taxes dédiées à la formation et pas uniquement par les étudiants ou l'Etat. Ni public, ni vraiment privé, GEM forme les futurs cadres d'entreprises.

En tout, 6000 étudiants sont inscrits à GEM, à Grenoble mais aussi à l'étranger. Accessible à partir d'un niveau d'étude bac + 2, la formation est de trois ans. 

L'établissement a été classé 6e au palmares des grandes écoles de commerce du Figaro Etudiant, parmi les 36 établissements français qui délivrent un grade master (bac + 5). Un classement un peu bousculé cette année, avec l'arrivée sur le podium de l'EM Lyon, derrière les indétrônables parisiennes, HEC et l'Essec. 

Grenoble EM a su se démarquer aux cotés des grandes, en obtenant notamment une très bonne place dans les catégories "excellence académique" et "reconnaissance des entreprises".  

Autre critère de classement, le niveau des salaires à l'embauche, qui est important pour GEM, de 37 000 à 38 000 euros par an.




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