Alban Ivanov, Sabrina Ouazani, Michèle Bernier et Guy Marchand à l’affiche d’un film tourné dans le Cantal

Depuis lundi 12 avril, a débuté à Aurillac le tournage des « Folies fermières », un film de Jean-Pierre Améris. Cette comédie, inspirée d’une histoire vraie, est tourné dans le Cantal et affiche un casting attachant.

Le tournage des "Folies fermières" a débuté dans le Cantal avec Michèle Bernier, Sabrina Ouazani, Guy Marchand et Alban Ivanov.
Le tournage des "Folies fermières" a débuté dans le Cantal avec Michèle Bernier, Sabrina Ouazani, Guy Marchand et Alban Ivanov. © Frédéric Dugit/Jean-Francois Frey/Franck Castel/MAXPPP

« Les folies fermières », c’est le nom d’un film dont le tournage a commencé à Aurillac le lundi 12 avril. Le long-métrage est signé du réalisateur Jean-Pierre Améris, à qui l’on doit notamment « Les émotifs anonymes ». Pour ce film, tourné dans la capitale cantalienne et à Trizac, le metteur en scène a réuni un casting attachant : Alban Ivanov, Sabrina Ouazani, Michèle Bernier, Guy Marchand, Moussa Maaskri et Bérengère Krief sont à l’affiche. L’histoire débute ainsi : David, jeune paysan du Cantal, vient d’avoir une idée. Pour sauver son exploitation de la faillite, il va monter un cabaret à la ferme. Le spectacle sera sur scène et dans l’assiette, avec les bons produits du coin. Ses proches, sa mère et surtout son grand-père, sont sceptiques quant à la réussite du projet.
 

 A l’origine de cette comédie, il y a une histoire vraie

Jean-Pierre Améris raconte comment il a eu cette idée de film : « A l’origine de cette comédie, il y a une histoire vraie, celle de David Caumette, que j’ai découvert dans un reportage de France 3, début 2018. Cet agriculteur de 35 ans vit dans le Tarn. Il a de grandes difficultés avec sa ferme et il a eu l’idée d’y créer un cabaret, « Les folies fermières ». C’est devenu un succès formidable. Dès que j’ai vu ce reportage sur France 3, j’ai su que j’avais un sujet merveilleux pour une comédie et un film au message très positif. Ca raconte qu’il faut avoir la foi même dans les plus grandes difficultés ». L’histoire de David, producteur de yaourts dans le Tarn a ensuite été transposée dans le Cantal et le héros est naturellement devenu producteur de cantal.

 

Quand je suis en Auvergne-Rhône-Alpes, j’ai l’impression de tourner chez moi, ça me rassure

Jean-Pierre Améris poursuit : « On s’est mis à écrire dans les 3 dernières années. Au fil de l’écriture, le film est devenu un éloge du collectif. Le désir de tourner dans cette région est venu dès l’écriture, notamment parce que la scénariste et dialoguiste, Marion Michau, est originaire d’Aurillac. Quand je suis en Auvergne-Rhône-Alpes, j’ai l’impression de tourner chez moi, ça me rassure. C’est mon 8e long-métrage que je tourne par ici. J’aime la région. Je n’ai rien contre le Tarn mais je ne serai pas allé tourner dans le Tarn parce que je ne connais pas ».

Il y a absolument tout dans cette ferme

Pas moins de 180 fermes de la région ont été repérées. C’est finalement la ferme de Pierre et Christelle Tournadre à Trizac qui a été retenue. Un véritable coup de cœur pour le réalisateur : « En visitant les lieux, j’ai tout de suite su dans mon for intérieur que ça allait être le décor du film. Il y a absolument tout dans cette ferme, avec la grange pour y installer le cabaret. Elle est magnifique et fait 40 m de long. Il y a un paysage magnifique avec un plateau. Je retrouve cette exaltation des grands paysages écossais et j’ai très envie de montrer ça dans le film ».

 On est bien ici

Avec le tournage qui a commencé, une soixantaine de techniciens sont à pied d’œuvre. Toute l’équipe salue l’accueil des Cantaliens. Jean-Pierre Améris indique « On est bien ici. Les gens de l’équipe sont contents. On respire. Le rythme est plus agréable. Les gens sont accueillants. C’est vraiment chouette ». Frédéric Grunenwald, producteur exécutif, ajoute : « Nous avons eu beaucoup de chance pour le repérage. Là, pour le tournage, nous ne pouvions pas avoir meilleur accueil de nos agriculteurs, producteurs de lait, producteurs de cantal AOP. On a été accueillis à bras ouverts. Le décor est fabuleux, dans une ferme magique ». Même son de cloche du côté des comédiens. Sabrina Ouazani confie : « On est très heureux d’être dans cette région. Merci pour l’accueil. Ces beaux paysages vont nous porter. Nous avons été très bien reçus par les habitants. On est contents d’être là. Je ne connaissais pas beaucoup votre région, je connaissais bien votre fromage ». Alban Ivanov précise quant à lui : « J’aime bien défendre de vrais personnages et de vraies histoires. Si ça peut inspirer d’autres personnes à sortir de leur zone de confort, ça me plaît. Le Cantal, je ne connaissais pas et j’adore ».


 

Un vecteur de communication

La Région Auvergne-Rhône-Alpes et le Département ont déroulé le tapis rouge pour que le film se passe dans le Cantal. La Région a investi 150 000 euros et le Cantal 15 000 euros pour ce long-métrage, sans compter le soutien financier des partenaires locaux. Bruno Faure, président (LR) du Conseil départemental du Cantal, veut croire aux retombées du film : « Economiquement c’est intéressant pour le département. Surtout en cette période, pour les chambres d’hôtel à Aurillac c’est difficile. Le premier objectif est de travailler sur la notoriété du département, son image. On essaie de voir avec l’équipe du film comment on peut imprimer une image Cantal. Le Cantal est un superbe décor, encore faut-il que les spectateurs soient capables d’identifier ce département, à travers ces paysages, ses symboles, ses fromages ». Il prévient l’équipe du film : « On espère qu’en repartant vous serez des ambassadeurs du Cantal et que le film sera un vecteur de communication important pour le département ». La fin du tournage dans le Cantal est prévue pour le 26 mai. Le film, d’un budget de 6 millions d’euros, devrait sortir en 2022. Les producteurs espèrent qu’il sera remarqué à travers la pléiade de films qui seront à l'affiche l’année prochaine et qui ont été retardés à cause de la crise sanitaire.

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