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J'ai testé pour vous : le VTT de descente au Lioran, dans le Cantal

On a testé pour vous le VTT de descente au Lioran, dans le Cantal. / © C. Munro / France 3 Auvergne
On a testé pour vous le VTT de descente au Lioran, dans le Cantal. / © C. Munro / France 3 Auvergne

Au Lioran, dans le Cantal, il est possible de pratiquer le VTT de descente. Un sport qui n'est pas réservé qu'aux grands sportifs. Pour se faire une idée, nous avons tenté l'expérience. Accrochez-vous !

Par Laeticia Théodore

Pour commencer, autant être claire : je ne suis pas une accro de la pratique du vélo, je n’ai jamais fait de VTT et donc encore moins de VTT de descente. Ce test en est donc bien un. Si j’y arrive, vous pouvez tous y arriver ! Cela étant dit, partons à la station de ski du Lioran, dans le Cantal.
Sur la station, 7 pistes au départ du Plomb du Cantal sont ouvertes aux vététistes. A la manière des pistes de ski, elles sont balisées en fonction de leur difficulté : une verte, deux bleues, deux rouges et deux noires. Ça promet ! Complétement novice et tenant à ma vie, j’ai réservé une sortie accompagnée par un moniteur. Comptez 75 € pour une 1/2 journée tout compris (moniteur, forfait, équipements de protection et vélo).

Une "armure" anti-bobo


J’ai donc rendez-vous avec Laurent mais surtout, d’abord, avec Florence, l’une des responsables de la boutique de location. C’est elle qui m’équipe d’une « armure » anti-bobo : pare-pierres avec dorsale et coudières, genouillères, un T-shirt pour protéger le tout de la poussière et bien sûr, un casque (les gants, indispensables, ne sont pas fournis, pensez à en prendre).
La télécabine, très facile à emprunter grâce à un tunnel, nous emmène à 1855m d’altitude. Le toit du Cantal. Une fois sortie de la benne, place à l’échauffement. Les articulations sont soumises à rude épreuve pendant la descente. Il faut donc prendre le temps de se préparer. Poignets, épaules, genoux, chevilles, cou, tout y passe ! Et mieux vaut faire ça bien car dans la classification des sports à risques, sur une échelle de 1 à  6, le VTT de descente est noté…5 ! Mieux vaut donc ne pas présumer de ses forces et toujours s’élancer sur des pistes adaptées à son niveau.

Pour moi, et mon niveau 0, les premiers tours de roues, en position cavalier, c’est-à-dire jambes tendues sur les pédales, genoux non verrouillés, sont un peu acrobatiques. Pour la note artistique, je suis mal embarquée ! Même si la pente n’est pas très marquée, debout sur les pédales, je dois dire que je ne suis pas ultra à l’aise… Un peu crispée sur les freins, aussi ! Heureusement, Laurent est rassurant. Il ne me quitte pas des yeux et enchaîne les conseils. Pour éviter les glissades, sur le terrain très sec en ce moment, nous passons dans l’herbe. Moins de cailloux à éviter, moins de poussière aussi. Je l’entends encore me répéter : « Regarde le plus loin possible »… Il est vrai que je suis un peu scotchée sur ma roue avant… 
 

Bien suivre les consignes



Après une petite demi-heure sur le vélo, je me sens déjà plus à l’aise. Même si ma position cavalier fait un peu glousser Laurent…
Maintenant que j’ai le vélo (et surtout les freins) bien en main (interdiction de freiner brusquement sous peine de déraper), nous nous engageons sur une piste bleue. Laurent rigole un peu mais je compte bien y arriver… même avec ma vitesse mémé ! Le tracé devient un peu plus pentu et moins large. Et surtout, il y a des virages (OMG) ! Laurent a beau m’expliquer la technique… ça passe, mais de manière un peu acrobatique. J’apprends à lâcher un peu les freins pour gagner en vitesse (de manière toute relative bien entendue !). Et quand je me sens un peu dépassée, je passe les obstacles tranquillement assise sur ma selle. Du coup, l’appréhension fait peu à peu place au plaisir de descendre. Un plaisir décuplé quand nous nous engageons sur la toute nouvelle piste verte « la louve ».
Sur le bas de la station, elle serpente entre les arbres. A couvert, il y fait frais. Et après 1h30 sur le VTT, figurez-vous que l’enchaînement des virages ne me pose plus vraiment de problèmes. J’ai enfin compris les consignes de Laurent.

Accessible dès 7 ans


Au final, nous aurons mis 2h à descendre du Plomb du Cantal ! Moi, je suis plutôt fière (même si Laurent m’avoue que les plus expérimentés mettent en moyenne moins de 20 minutes pour faire la même chose…). En tout cas, j’y suis arrivée ! Sans chute ! Et ce n’était pas gagné ! Je suis ravie de cette expérience riche en sensations. Mon sang est dopé à l’adrénaline. J’ai le smile accroché pour le reste de la journée !
En conclusion : une activité à essayer (même pour ceux qui pensent ne pas être fait pour ça). Accompagné par un moniteur pour ne pas prendre de risques et ne pas se faire peur dès la première sortie. Accessible dès 7 ans.
 

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