Municipales à Saint-Flour (Cantal) : avant le second tour, ce qu’il faut retenir du débat diffusé sur France 3 Auvergne

A Saint-Flour dans le Cantal, trois listes se présenteront lors du second tour des élections municipales dimanche 28 juin. Les candidats qui pilotent ces listes ont débattu mardi 16 juin sur le plateau de France 3 Auvergne.
De gauche à droite les 3 candidats pour la mairie de Saint-Flour : Martine Guibert, Christine Meyroneinc et Philippe Delort
De gauche à droite les 3 candidats pour la mairie de Saint-Flour : Martine Guibert, Christine Meyroneinc et Philippe Delort © P.O. Belle - FTV

Plus de 3 mois et demi après le premier tour des élections municipales, les électeurs de Saint-Flour dans le Cantal retrouveront 3 listes lors du second tour, décalé à cause de la crise du coronavirus Covid 19 et du confinement sanitaire.

Dans les urnes au premier tour :

Une campagne bouleversée par la crise sanitaire

"On est en train de vivre l’élection la plus longue de la cinquième République" pose comme constat Philippe Delort. Il est vrai que la crise du coronavirus ayant imposé le confinement puis le déconfinement et 3 mois et demi entre les deux tours de ces municipales au lieu d’une semaine d’ordinaire a pu amener les candidats à faire évoluer leurs programmes. "Une crise économique et sociale va apparaître, il faut proposer des choses au plus tôt. Sur le fond du programme, il n’y a pas de réadaptation lourde, mais bien sûr une réadaptation à court terme pour prendre en compte la crise sanitaire et pour prévoir des relances, un rebond économique pour éviter une crise sociale majeure".

Pour Christine Meyroneinc "Cela n’a pas vraiment bousculé notre programme parce qu’on avait mis comme priorité au 1er tour ce qui a été mis en évidence par la crise du corona, à savoir l’importance des services publics, de l’hôpital et des personnes qui y travaillent. Evidemment, au-delà il faut faire des aides particulières sur le moment pour sortir de la crise".

Martine Guibert qui rappelle que sa fonction de deuxième adjointe l’a confrontée à ces difficultés explique que la période a conduit à modifier le programme de sa liste "pour prendre des mesures fortes qui vont être des mesures d’urgence de manière à faire face à cette crise économique et sociale".

Les projets des candidats

Toujours pour Martine Guibert, "Il s’agit de mesures universelles pour tous les Sanflorins pour améliorer leur pouvoir d’achat, l’exonération des abonnements d’eau, l’attribution d’un chèque d’accompagnement à la cantine scolaire parce que les parents qui n’ont pas pu mettre leurs enfants à la cantine ont un surcoût, le gel des tarifs, le maintien de la gratuité de nos services également et bien sûr d’engager significativement la baisse de l’impôt foncier… Et des bons d’achat pour favoriser le commerce local et des mesures ciblées pour aider nos entreprises, le BTP avec un plan d’investissement pluriannuel d’investissement important".

"Notre idée", dit Philippe Delort, "c’est l’attractivité de la ville, c’est une vision qui est peut-être un peu moins court termiste. Un peu plus sur la durée du mandat mais ça nous paraît être l’essentiel. Je suis heureux d’entendre Martine Guibert parler de la fiscalité. Notre intention sur la durée du mandat, ce sera une volonté forte de baisser cette taxe foncière qui a un effet dévastateur sur l’attractivité de la ville, sur l’installation des jeunes, des travailleurs".

Pour Christine Meyroneinc : "On a mis en avant l’idée qu’il faut mettre tous les acteurs de la santé autour de la table parce qu’on a un problème de recrutement de médecins, on a 2 médecins qui vont partir dans les semaines qui viennent. On a un hôpital et une maternité menacés. Les propositions ce serait de financer un cabinet médical, essayer d’envisager un salariat pour les médecins, prévoir une téléconsultation accompagnée et puis la crise va surement créer des difficultés et pourquoi pas réfléchir à une mutuelle communale ou intercommunale".

Le centre-ville, objet de toutes les attentions

S’il est un sujet qui alimente les conversations, sur le plateau de France 3 Auvergne comme à Saint-Flour, c’est bien l’avenir et l’aménagement du centre-ville.

Ce qui amène Martine Guibert à dire qu’"une opération de revitalisation fait l’objet d’une contractualisation avec l’Etat et de subventions qui vont s’élever à 1,7 million d’euros sur le territoire et qui pourront être affectées sur l’habitat, le logement, des opérations ciblées, l’accueil d’une pension de famille par exemple, une résidence séniors, de jeunes et également la réhabilitation des commerces".

Christine Meyroneinc lui répond que "le cadre de vie c’est essentiel pour l’attractivité aussi de la ville de Saint-Flour, que les Sanflorins souhaitent plus de verdissement, de jardins publics. Si on met aujourd’hui beaucoup d’argent pour refaire cette Place d’Armes dont on a beaucoup parlé, c’est de l’argent qui n’ira pas pour autre chose. Nous on pense qu’on pourrait installer une maison des services aux habitants où il y aurait de l’humain, où des aidants de malades, des femmes en difficulté pourraient trouver de l’aide, du réconfort ; de même un centre de co-working pourrait se retrouver au cœur de ville. On propose aussi un chèque-service pour les plus défavorisés, à consommer dans les services et commerces de Saint-Flour, la commune pourrait mettre au moins 50 000 euros, c'est-à-dire 50 euros par personne".

Enfin Philippe Delort estime que "Le covid a été une grande souffrance des commerçants, et qu’ils n’ont pas senti actuellement d‘aide particulière ni de la commune ni de Saint-Flour Communauté. On les accompagnerait avec un fond commun dirigé vers ceux qui en ont besoin, ça c’est une mesure court termiste".

 

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