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Sécheresse : dans le Cantal maraîchers et horticulteurs ne peuvent plus arroser

Sans eau, les plantes se dessèchent de jour en jour / © L. Théodore - France 3 Auvergne
Sans eau, les plantes se dessèchent de jour en jour / © L. Théodore - France 3 Auvergne

Depuis le 11 septembre 2019, le niveau 3 du plan sécheresse s’applique dans toutes les communes du département du Cantal. Un niveau de crise atteint pour la première fois et qui interdit tout arrosage. Maraîchers et horticulteurs voient leurs plantations dépérir rapidement.

Par Cyrille Genet

La sécheresse qui frappe le Cantal à la fin de l’été 2019 a contraint la préfecture à placer toutes les communes du département en niveau 3, dit de crise. L’usage de l’eau prélevée dans la nature (à l’exclusion de celle qui avait été stockée artificiellement) est limité aux usages de santé, salubrité, sécurité et alimentation humaine et animale. Conséquence : maraîchers, arboriculteurs et horticulteurs sont privés d’arrosage et risquent de tout perdre.
 

Dans son champ près de Massiac, Florian Itier constate les dégâts : "On voit déjà des grosses fentes de retrait dans la terre, ce sont des cultures qui si elles ne sont pas ré-arrosées d’ici la fin de la semaine, la récolte est déjà complétement compromise. Choux-fleurs ou navets, la production brûle au soleil : "On nous interdit d’arroser, dans cette situation-là, on ne peut plus travailler. Ce qu’on demande aujourd’hui c’est de pouvoir à nouveau utiliser un peu d’eau pour au moins sauver nos cultures. Ça remet en question aujourd’hui même notre capacité à produire quelque chose l’année prochaine".

A quelques kilomètres de là Sandrine Barbeau est très inquiète pour ses jeunes chrysanthèmes : "Ça ne va pas tenir longtemps, à un moment ils ne vont vraiment pas s’en remettre. Il n’y a pas d’humidité dans l’air, il n’y a rien qui va les aider".

Dans son exploitation les pertes pourraient être colossales, car aux plantes qui ne supporteraient pas le manque d’eau s’ajoutent celles qui ne pourront pas être repiquées : "Il y a des primevères, des vivaces… Il y a 10 000 plants. Si on n’arrose pas ces jeunes plants, c’est perdu. 100%  de pertes. Et ce sera très rapide" prévient-elle.

Il faudrait moins de 10 mètres cube par producteur et par jour pour sauver les cultures de la vallée de l’Alagnon. Un comité de sécheresse rendra ses conclusions rapidement.
 

 

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