Chômage : des chiffres à la hausse en Auvergne, mais en légère baisse en France

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Écrit par avec AFP

Contrairement à la courbe descendante du nombre de demandeurs d'emplois en France à la fin novembre 2015, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A s’établit à 65 485 en Auvergne. Ce nombre progresse de +0,7 % par rapport à octobre 2015, mais augmente de +4,1 % sur un an. 

Fin novembre 2015, dans 2 départements auvergnats, le nombre de chômeurs augmente. Dans le département de l’Allier tout d'abord, 18 358 personnes sont inscrites à Pôle emploi en catégorie A. Un nombre qui progresse de +1,2 % par rapport à fin octobre (soit +226). Sur un an, il augmente de +4,0 %. Dans le Puy-de-Dôme ensuite, 32 216 personnes sont inscrites à Pôle emploi en catégorie A. Ce nombre progresse de +0,9 % par rapport à octobre 2015 (soit +302). Sur un an, il augmente de +4,7%.



Dans les 2 autres départements, le nombre de chômeurs est au contraire en baisse. C'est le cas du Cantal, où 4 941 personnes sont inscrites à Pôle emploi en catégorie A. Ce nombre diminue de - 1,1 % par rapport à octobre 2015 (soit - 56). Sur un an, il augmente de +3,0 %. Enfin, en Haute-Loire, 9 970 personnes sont inscrites à Pôle emploi en catégorie A. Ce nombre diminue de - 0,2 par rapport à octobre 2015 (soit -15). Sur un an, il augmente de +2,8 %.



En France, un petit répit en novembre sur le front du chômage



Un petit répit sur le front du chômage, bienvenu pour le gouvernement français à la veille de Noël : après les très mauvais chiffres d'octobre, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité a légèrement baissé en novembre, pour atteindre 3,57 millions en France métropolitaine.



Le nombre d'inscrits à Pôle emploi sans aucune activité (catégorie A) a diminué de 15.000, en recul de 0,4% sur un mois. Ces données viennent à peine corriger la forte hausse du mois d'octobre, au cours duquel 42.000 chômeurs étaient venu grossir les rangs de Pôle emploi. Sur un an, leur nombre a progressé de 2,5%. En incluant l'outre-mer, il s'élève à 3,83 millions.



Si l'on compte aussi le nombre de demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite (A, B et C), le chiffre est en légère hausse de 6.700 en novembre, à 5,44 millions.



Les inscrits à Pôle emploi sont un indicateur très volatil qui connaît de fortes variations mensuelles: octobre avait vu la plus forte progression depuis 2013, quand septembre connaissait à l'inverse une baisse jamais vue depuis  fin 2007 (23.800 chômeurs de moins).



Comment les interpréter ?



La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a souligné une "tendance favorable" qui se confirme "au-delà des variations mensuelles", avec une stabilisation sur les trois derniers mois (+0,1%). "2015 est une année de transition avant une baisse du chômage (attendue en 2016, ndlr), qui voit un début de stabilisation mais avec des mouvements assez heurtés, liés à une croissance très poussive", renchérit Mathieu Plane, économiste

à l'OFCE.



Pour son confrère Philippe Waechter, de l'institut Natixis, "l'activité n'est pas encore suffisamment rapide pour inverser la tendance mais son rythme de progression permet de ralentir nettement, depuis mai 2015, le rythme d'inscription des catégories A, B et C".



Signe d'une activité plus robuste, la progression des reprises d'emploi déclarées : 102.900 ont été enregistrées en novembre, soit 1,8% de plus qu'en octobre. "Les fins de CDD et les fins de missions d'intérim baissent aussi, ce qui montre que les entreprises trouvent intérêt à conserver l'emploi", observe Philippe Waechter.



"Amplifier cette baisse" 



Autre marqueur positif: la baisse durable chez les jeunes, avec - 6.000 chômeurs sur un mois. Sur un an, leur nombre a baissé de 4,5%. "Cela montre que les dispositifs - la garantie jeune, les emplois d'avenir, mais aussi l'alternance - sont efficaces", a commenté la ministre en visitant une boulangerie parisienne.



Selon Mathieu Plane, cette "vraie inversion" chez les moins de 25 ans est également liée au fait qu'ils sont très représentés dans l'intérim, secteur qui tire les créations d'emploi. "Les jeunes sont les premiers à rentrer au chômage en période de crise, et les premiers à en sortir quand la reprise s'amorce".



Les seniors en revanche n'en profitent guère: le nombre de chômeurs de 50 ans ou plus a augmenté de 0,2% en un mois, et de 8,4% sur un an. Le chômage de longue durée progresse aussi: +0,4 sur un mois, +9,7% sur un an.



"La précarité continue de s'accroître", déplore la CGT. "Le chômage a connu une augmentation record cette année malgré toutes les promesses de François Hollande qui étaient censées inverser la fameuse courbe", a réagi de son côté Gérard Cherpion pour Les Républicains.



Le taux de chômage de l'Insee, mesuré selon les critères du Bureau international du travail (BIT), a en effet atteint un sommet au troisième trimestre, à 10,2% de la population active en métropole, du jamais-vu depuis 1997.



"Nous devons bien sûr amplifier cette baisse", a affirmé la ministre qui proposera au chef de l'Etat et au Premier ministre "dans les prochains jours" de nouvelles mesures. Celles-ci devraient porter sur la formation des chômeurs et l'apprentissage, en chute malgré les tentatives pour le relancer depuis mi-2014. Elles s'ajouteront

à la future réforme du Code du travail.



François Hollande, qui a promis de "tout essayer" contre le chômage après la claque des régionales, devrait les présenter lors de ses voeux aux acteurs économiques et sociaux, le 18 janvier.

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