Confinement et homophobie familiale : « Mes parents ne savent même pas si je suis en bonne santé »

Le confinement aggrave la situation des jeunes LGBT+ rejetés par leur famille. Renvoyés par leurs parents en raison de leur orientation sexuelle, Olivia, Mehdi et Benjamin font partie de ces jeunes qui bénéficient du soutien de l’association le Refuge, à Lyon. Rencontre.

Olivia a accepté de poser devant l'objectif de sa colocotaire au Refuge : "Maintenant, j’ai le sentiment que je peux avancer. Grâce à cet hébergement, je n’ai plus autant à m’inquiéter, la pression retombe"
Olivia a accepté de poser devant l'objectif de sa colocotaire au Refuge : "Maintenant, j’ai le sentiment que je peux avancer. Grâce à cet hébergement, je n’ai plus autant à m’inquiéter, la pression retombe" © Olivia
Depuis le début du confinement, c’est le seul jour de la semaine où ils peuvent les rencontrer. Chaque samedi, Vincent Hugues-Hébrard, délégué régional du Refuge en Auvergne Rhône-Alpes et son adjointe, font une tournée pour récupérer des denrées alimentaires récoltées notamment auprès de la Banque alimentaire du Rhône. Puis ils se rendent dans les quatre appartements où sont logés les jeunes accueillis. En ces temps de crise sanitaire, les pressions homophobes au sein des familles s’accentuent. L’association qui a vu le jour à Montpellier en 2003, a plus que jamais légitimité pour trouver des solutions aux crises qui se font jour. Et permettre à des jeunes en rupture d’être sauvés.
Tous sont arrivés là pour la même raison : rejetés par leur famille qui n’accepte pas leur orientation sexuelle. Mehdi, 22 ans, en fait partie. Son histoire est cruellement banale.

« Un jour, ma mère a vu sur mon téléphone des messages que j’envoyais à un garçon»
 
Retour en arrière. Mehdi est originaire d’une petite ville rurale, à 30 km de Lyon. C’est là qu’il a grandi, avant de rejoindre la fac. «  Etudiant, j’étais en décrochage, à cause des problèmes à la maison. Cette année, c’était tellement mouvementé que je ne me suis même pas inscrit à l’Université. » Son vœux le plus cher est de travailler dans l’esthétique « J’aimerais bien lancer une marque, plus tard. J’ai mis du temps à savoir ce que je voulais, mais, aujourd’hui, je sais que c’est là mon avenir. »
 
Avec ses parents, le climat a vite dégénéré. « Je viens d’une famille très croyante, où on n’a pas l’habitude de parler de sexualité, de genres. Un jour, ma mère a vu sur mon téléphone des messages que j’envoyais à un garçon. Pendant environ 6 mois, c’est devenu très compliqué à la maison. On est arrivés à un point de rupture. C’était plus respirable. »
 
La dissimulation, seule réponse possible

Malgré tout, ce moment sert de déclic à Mehdi. « Ma mère a été beaucoup déçue. Elle est devenue dingue. Mais lui en avoir parlé m’a fait beaucoup de bien. Je suis d’une nature spontanée, et je n’avais pas l’habitude de me cacher.  Je restais toujours discret par rapport à notre famille. »
 
Au bout de deux mois de tension, Mehdi cherche des moyens de s’échapper. Se sentir mieux. Il ne mange plus « J’avais une boule au ventre à chaque fois que je rentrais à la maison, avec mon maquillage caché dans mes affaires. Dès que je sortais, je pouvais enfin me maquiller. Je trouvais une certaine liberté dans ce moyen d’expression. Et dès que je rentrais, il fallait à nouveau tout dissimuler. »

Mon père me parlait d’hommes avec lesquels je pouvais me marier

Ce point de rupture, Olivia l’a également vécu. Originaire de la région parisienne, la jeune femme bénéficie d’une place dans l’un des appartements lyonnais grâce à la solidarité du réseau de l’association. Un an auparavant, à 19 ans, elle est forcée par sa sœur d’annoncer son homosexualité à ses parents. Un jour où son ordinateur était resté ouvert, cette dernière découvre son secret en fouillant dans son compte Facebook. Elle la menace de chantage, promet de tout révéler à leurs parents. N’en pouvant plus, Olivia choisit de parler la première. « La crise a duré un certain temps. On s’embrouillait, et on ne pouvait plus se supporter. Un jour ma mère a mis mes affaires dehors, et, du coup, je suis partie. D’abord en Bretagne, chez une amie, où j’ai arrêté mes études. Cette amie a contacté la police, qui m’a mise en contact avec le Refuge » Plus tard, elle revient à la maison, mais le dialogue est impossible. « Mon père, d’origine serbe, me parlait d’hommes avec lesquels je pouvais me marier là-bas…de temps en temps, il devenait violent. Ma mère m’insultait. C’était vraiment toxique. »

On le pousse à aller voir des Imams

Mehdi raconte, lui-aussi, comment ses parents ont tenté de le changer « parce je devais être soigné »… On lui présente des femmes.  On l’a poussé à aller voir plusieurs imams, certains sont venus à la maison. Sa mère lui fait comprendre qu’il n’est plus chez lui. « C’est la période où j’ai commencé à m’intéresser au maquillage. Elle a décidé qu’on ne se parlerait plus. Je n’avais pas le droit de cotoyer mon petit frère. Je devais rester dans ma chambre ou aller dehors. Mon père m’insultait. On me traitait de « pd ». Pour eux, j’avais ruiné la famille, même l’hospitalisation de ma grand-mère était ma faute. » Il lui faut du temps pour comprendre que ces accusations sont fausses.
Petit à petit, il évite même ses amis, se sent trop mal pour parler de ses problèmes. Il s’isole. « Quand ta mère te dit qu’elle ne t’aime pas, tu te dis que personne ne peut t’apprécier »

 J’avais un peu l’impression de devenir fou

Benjamin, 26 ans, a eu le même sentiment. Originaire d’une ville de Haute-Savoie, il a vécu une période difficile, juste après ses études. Il travaille alors dans la restauration « Etant très efféminé, j’étais toujours la cible d’insultes, de moqueries de la part de jeunes, de passants. Un jour, alors que je rejoignais une amie en ville, un groupe de jeunes m’a même balancé des cailloux. Et personne n’a réagi. Ils étaient cinq ou six. Pas question de répliquer. J’avais peur d’être frappé. » Benjamin a l’habitude de s’habiller avec des vêtements considérés comme féminins. « Je porte des choses un peu « près du corps » et, surtout, j’aime beaucoup les sacs à main, pour lesquels j’ai une vraie passion. » Il tient à s’expliquer « Je suis très bien dans mon genre et dans mon corps d’homme. Mais j’ai  le droit d’aimer les sacs, par exemple. De nos jours, le sac à main est devenu mixte, comme on le voit dans tous les grands défilés de haute-couture ».
 
Benjamin a pris lui-même cette photo " Je suis très bien dans mon genre et dans mon corps d’homme. Mais j’ai  le droit d’aimer les sacs, par exemple"
Benjamin a pris lui-même cette photo " Je suis très bien dans mon genre et dans mon corps d’homme. Mais j’ai  le droit d’aimer les sacs, par exemple" © Benjamin


« Il ne faut pas que je leur impose mon choix de vie, que j’en fasse trop. »

Victime de ces actes de rejet, il tombe en dépression et, après plusieurs tentatives de suicide, demande à rejoindre un hôpital psychiatrique. Il veut s’isoler de son entourage. Sa famille, notamment, ne le soutient pas. « Ce qui comptait surtout pour eux, c’était le regard des gens… Même eux me faisaient des critiques. J’ai eu beaucoup de conflits avec certains de mes trois grands frères. Ils tolèrent mon homosexualité, mais de loin… Il ne faut pas que je leur impose mon choix de vie, que j’en fasse trop. » Un jour, alors qu’il venait d’acheter un short un peu long sur l’arrière, l’un d’eux l’agresse « Tu portes ce que tu veux, mais pas devant moi ! ». Pour échapper « au monde extérieur », il reste en psychiatrie pendant deux mois, et essaye de faire le point. « Je me suis demandé si la vie aurait été plus facile si j’étais une fille. J’avais un peu l’impression de devenir fou. C’est là que j’ai eu mes premiers contacts avec le Refuge, que j’ai appelé directement. »

Je sais que je plais aux hommes

Rejeté par les siens, Mehdi cherche des solutions, tente de trouver de l’argent, pour prendre un appartement. Les choses se sont accélérées le jour où sa mère a découvert son matériel de maquillage. « Elle est devenue dingue, et ne voulait plus de moi. Elle a pris mes affaires et a tout jeté. » Il prend la route, avec le peu d’argent dont il dispose, et se retrouve à Montpellier. Il devient escort pendant une période.  Un moyen rapide d’avoir de l’argent. « C’est pas simple d’en parler … Je sais que je plais aux hommes. »
Petit à petit, il décide enfin d’assumer ses choix, et réfléchir à sa sexualité. « Je n’aime pas me définir sous l’étiquette Gay. Même si ce sont les hommes qui m’attirent le plus, je suis ouvert à rencontrer quiconque, quel que soit le genre. C’est juste normal.» Un jour, un de ses clients lui parle du Refuge. Il prend contact et bénéficie d’un suivi « de jour ».
 
Mehdi est aujourd'hui installé dans un appartement du Refuge "Je n’avais plus aucun ami pour m’aider. J’avais juste mes affaires et je ne savais pas quoi faire. J’ai appelé le numéro d’urgence. Je me souviens que je pleurais."
Mehdi est aujourd'hui installé dans un appartement du Refuge "Je n’avais plus aucun ami pour m’aider. J’avais juste mes affaires et je ne savais pas quoi faire. J’ai appelé le numéro d’urgence. Je me souviens que je pleurais." © Mehdi

Ses parents devenaient violents

De retour à Lyon, il tente tout de même de réintégrer son foyer familial. Mais la situation s’aggrave. « Mes parents devenaient violents. Je ne pouvais plus vivre avec eux. Je n’avais plus aucun ami pour m’aider. J’avais juste mes affaires et je ne savais pas quoi faire. J’ai appelé le numéro d’urgence. Je me souviens que je pleurais. Je me suis présenté directement au local du Refuge, et j’y ai rencontré Vincent (le délégué régional). J’avais besoin de parler à quelqu’un tout de suite. J’étais vraiment mal. Il m’a proposé d’être hébergé dans une auberge de jeunesse. Puis, après un entretien avec une éducatrice spécialisée, j’ai intégré un des appartements. »
 
Lente reconstruction

Pour Olivia, l’association a utilisé la force de son réseau national. Le Refuge lui propose d’être hébergée à Lyon. Elle accepte. Elle y est confinée aujourd’hui, à l’abri du virus, mais pas seulement. « Maintenant, j’ai le sentiment que je peux avancer. Grâce à cet hébergement, je n’ai plus autant à m’inquiéter, la pression retombe. Après, comme je ne connais personne par ici, il faut refaire ma vie, ce n’est pas évident. Avant le confinement, j’allais tous les jours au local de l’association. Ça fait partie du contrat. Pour régler nos problèmes administratifs, s’imposer un rythme de vie, avec des horaires précis. Aujourd’hui, c’est un peu plus limité, car le local a dû fermer. Les gens du Refuge passent nous voir uniquement le samedi, avec une aide alimentaire. Mais on a quand même un bénévole « attitré » qui nous appelle tous les jours, nous envoie des messages, pour voir si tout va bien. »

Une seconde famille

Benjamin a connu cette lente reconstruction. Il a bénéficié de cette aide pendant six mois et ne l’oubliera jamais. « Le Refuge, j’appelle ça une seconde famille. Même si on s’entend pas forcément bien avec tous les hébergés, on est bien encadrés. Les salariés, les bénévoles, la travailleuse sociale et la psychologue m’ont permis de me sentir bien. » Aujourd’hui, il a pu améliorer ses relations avec sa famille. Il a l’impression qu’avoir quitté la Haute-Savoie a aidé à diminuer les conflits. «On se revoit avec plaisir. Mais je fais des efforts pour ne pas énerver mes frères. A l’anniversaire de ma mère, on s’est retrouvés au restaurant, je me suis adapté. J’ai remplacé mon sac à main par une banane et tout le monde était content. »
 
En période de confinement, le local du Refuge, à Lyon, n'est plus accessible aux jeunes
En période de confinement, le local du Refuge, à Lyon, n'est plus accessible aux jeunes
 

Reprendre des études

La vie s’ouvre sur l’avenir. Désormais, Benjamin vit dans son propre appartement, grâce aux aides sociales que le Refuge lui a appris à obtenir. Lorsqu’il travaillait dans la restauration, il était employé en Suisse. A Lyon, l’association l’a beaucoup aidé à refaire l’ensemble de ses démarches administratives pour récupérer ses droits. Il est désormais étudiant. « Depuis que j’ai intégré le Refuge, j’ai entamé une reconversion pour devenir « aide à domicile » C’est une découverte pour moi, mais cela me correspond, et me plait beaucoup ».
Du côté sentimental, les choses ont aussi évolué favorablement « Ca fait plus d’un an que je suis en couple. On n’échappe pas à quelques petites tensions, mais, finalement… comme tous les couples, et c’est normal. »
Toujours sous contrat avec le Refuge, Mehdi partage aujourd’hui son appartement, confiné avec deux autres jeunes. Mais il rêve d’indépendance et d’avenir.  A la rentrée prochaine, il aimerait prendre une chambre en résidence universitaire. « J’ai fait toutes mes demandes pour partir en BTS esthétique. Juste avant le confinement, j’ai trouvé un petit travail dans un magasin de produits de beauté. C’est cool. » Il souhaite ainsi reprendre les études qu’il a choisies « et pas celles qu’on veut que je fasse » insiste-t-il.

 Il me faut du temps pour me reconstruire  

Le confinement n’a pas spécialement permis à Mehdi de retisser des liens avec sa famille. Le contact est totalement rompu. « Sauf les messages de ma mère, qui m’envoie des passages du Coran. Jusqu’ici, je ne sentais pas assez fort pour répondre. J’ai souffert et je ne veux pas retomber là-dedans. Je serai peut-être capable un jour de leur répondre mais pas pour l’instant. J’ai eu trop mal en fait. Et il me faut du temps pour me reconstruire. »

Internet comme lien avec le monde

Le confinement a également éloigné Olivia des siens. Son père lui a simplement envoyé un message pour lui dire de se méfier du virus. Mais rien de plus, depuis un mois « Ils ne savent pas si je suis en bonne santé ou pas... » soupire-t-elle. La crise sanitaire a décalé les projets. « Administrativement, je n’ai pas pu avancer. J’ai pas internet, et je galère avec les papiers. » Un sujet que l’association ne prend pas à la légère « Sur les 4 appartements aujourd'hui 2 ont pu être équipés sans trop de soucis ; en revanche, pour les 2 autres, dont celui où se trouve Olivia, c'est plus compliqué car le bailleur ne se déplace pas pour nous ouvrir le local technique de la fibre » intervient Vincent Hugues-Hebrard, délégué régional du Refuge à Lyon. « Depuis le début du confinement, avec mon adjointe, nous enchaînons les appels et les démarches pour débloquer la situation mais c'est compliqué. On ne lâchera pas. En attendant nous payons des recharges data sur les forfaits des jeunes lorsque cela est possible »

 C’est ma vie, et c’est comme ça  

Olivia ne sait pas quel avenir l’attend. Elle veut juste « avoir un travail, un logement ». Quant à la société et le regard des autres, la jeune femme a pris déjà quelques résolutions « Je me suis beaucoup trop posée cette question. J’ai envie d’être comme je suis. Je ne vais pas changer, ou arrêter de vivre pour faire plaisir à mes parents juste parce que j’aime les femmes. Ça prend du temps pour comprendre ça, c’est difficile, mais c’est mieux. C’est ma vie, et c’est comme ça »

Le Refuge renforce son accompagnement des jeunes pendant le confinement
 
Le confinement rend plus difficile la prise de recul dont ces jeunes ont besoin, à ce moment si critique de leur existence. Les règles mises en place accélèrent les angoisses habituelles. Elles empêchent de sortir, d’aller voir des amis, de se rendre au local. « Ces leviers de décompression ne sont plus utilisables pendant le Coronavirus. Les membres de l’association compensent cette difficulté par une présence plus forte, rendue possible par leur disponibilité actuelle. » explique Vincent Hugues-Hebrard

Un contact téléphonique quotidien

Pendant cette période de restrictions sanitaires, le local de l’association a dû fermer. C’est là que les jeunes pouvaient se rencontrer, échanger. En revanche, le Refuge continue de les aider au quotidien. Tous les jeunes, qu’ils soient hébergés ou pas, ou même les « anciens », font l’objet d’un suivi particulier, grâce à un contact téléphonique quotidien. Ce sont 25 jeunes que les permanents de l’association appellent ainsi, rien qu'à Lyon. Des entretiens qui durent de cinq minutes à plusieurs heures, en fonction de l’état psychique de chacun. C’est aussi l’occasion de remonter les besoins de chacun et de permettre au Refuge d’agir.

La cohabitation est un facteur aggravant des rejets

Confinement ou pas, le nombre de parents qui mettent leur enfant à la porte de leur domicile en rejetant leur orientation sexuelle n’est pas en baisse. « Pire encore – précise Vincent Hugues-Hébrard, Délégué régional Auvergne Rhône-Alpes- l’obligation de cohabiter durant cette période augmente les situations de conflit. Impossible pour le jeune, en cas de tension, de sortir provisoirement et s’échapper d’un foyer familial homophobe. Certains jeunes qui n’ont pas encore osé affirmer leur sexualité ressentent une pression beaucoup plus forte. » Au final, la crise sanitaire mais, à l'inverse, favorise les situations de tension, plus nombreuses.
 
Chaque samedi, Vincent Hugues Hebrard, délégué régional du Refuge et Carole Armada déléguée adjointe, apportent l'aide alimentaire directement aux jeunes hébergés par le Refuge à Lyon
Chaque samedi, Vincent Hugues Hebrard, délégué régional du Refuge et Carole Armada déléguée adjointe, apportent l'aide alimentaire directement aux jeunes hébergés par le Refuge à Lyon © Vincent Hugues Hebrard


Un réseau installé dans toute la France, financé par des dons

Au niveau national, un numéro d’urgence (06.31.59.69.50) est, 24h/24 et 7 j/ 7, à la disposition des jeunes, lorsqu’ils se retrouvent à la rue, après avoir été chassés de leur domicile par leurs parents. Le service a reçu 6881 appels en 2019. 

En France, le Refuge est organisé en 20 délégations dans tout le territoire, dont deux sont basées en Outre-mer (Guyane et Réunion). Deux dispositifs plus particuliers sont en cours de développement. Le premier, destinés aux jeunes réfugiés, est basé à Angers. L'autre, en cours d'installation dans le Gard, s'adressera tout particulièrement aux mineurs. 
Au total, le Refuge dispose de 150 places d'hébergement en appartement. Le logement est accessible après un entretien avec un travailleur social. Une fois validé, le contrat d'hébergement est prévu pour 6 mois. En 2019, ce sont 480 jeunes qui en ont bénéficié en France. 

Pour faire face à ces demandes appels à l'aide de plus en plus nombreux, le Refuge dispose de 21 salariés et 400 bénévoles, aidés par 55 correspondants-relais dans les départements où il n'est pas implanté. Leur rôle est différent : ils mènent des actions de sensibilisation.
 
La Fondation Le Refuge, dont la marraine est la comédienne et humoriste Muriel Robin, vit essentiellement sur les dons.
 
Un numéro d’urgence (06.31.59.69.50) est, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, à la disposition des jeunes mineurs, lorsqu’ils se retrouvent à la rue, après avoir été chassés de leur domicile par leurs parents
Un numéro d’urgence (06.31.59.69.50) est, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, à la disposition des jeunes mineurs, lorsqu’ils se retrouvent à la rue, après avoir été chassés de leur domicile par leurs parents

Une aide essentielle à la survie

En 2019, 16 000 donateurs sont venus en aide à la Fondation, ce qui représente 80% du budget global. Des dons qui sont déductibles des impôts. Si vous souhaitez à votre tour apporter une aide à leur action, connectez vous sur le site internet du Refuge
 
En Auvergne Rhône-Alpes

La fondation Le Refuge possède deux délégations départementales dont celle du Rhône, basée à Lyon. L'autre est basée à Grenoble. Les deux structures possèdent des appartements où sont parfois hébergés les jeunes.
Dans les autres départements, se trouvent des correspondants-relais.
En 2019, le Refuge a accompagné 30 jeunes, dont 22 ont pu être hébergés.  Les autres ont bénéficié d’un « contrat d’accompagnement de jour » : ils ont déjà une solution viable d’hébergement, mais ils ont besoin d’un accompagnement aussi bien social que psychologique, ou médical.
 
 
 

 
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