Déconfinement : dans le Puy-de-Dôme et l’Allier, ruée sur les jardineries

Un beau soleil, du temps devant soi, il n’en fallait pas tant pour se mettre à créer son potager ou cultiver des fleurs. Depuis le début du déconfinement, le succès des jardineries est grandissant, notamment dans le Puy-de-Dôme et l’Allier.
 

Depuis le début du déconfinement, les Français ont des envies de jardinage, notamment dans le Puy-de-Dôme et l'Allier.
Depuis le début du déconfinement, les Français ont des envies de jardinage, notamment dans le Puy-de-Dôme et l'Allier. © ERIC LALMAND / MAXPPP
Depuis le début du déconfinement le 11 mai, du matin jusqu’au soir, cette jardinerie de l’agglomération clermontoise, située à Beaumont, ne désemplit pas. Son directeur, Bruno Sarkis, n’en revient toujours pas : « On connaît une affluence inhabituelle. On est en train de réaliser un des plus gros mois de mai de notre histoire. Notre chiffre d’affaires est en progression de 20 %. C’est du jamais vu ».

De nombreux novices

La jardinerie avait pu ouvrir pendant le confinement grâce à sa partie alimentation puis avait pu reprendre une activité normale à partir du 1er avril. Semis potagers et plants font partie des best-sellers de cette jardinerie. Depuis quelques jours les fleurs sont aussi très convoitées. Le directeur ajoute : « Il y a des habitués et beaucoup de novices. Ils nous posent beaucoup de questions. Ils veulent se renseigner ». Il précise : « On a constaté aussi dès la fin du confinement beaucoup d’achats compulsifs. Certains ont acheté jusqu’à 5 barquettes de 12 salades à planter. Ils vont se retrouver avec 70 salades. Il y avait un besoin effréné d’acheter ».

On voit beaucoup de jeunes

Même constat dans cette jardinerie de Montpensier, dans le Puy-de-Dôme. L’afflux de clients est massif. Et il n’est pas aisé de les satisfaire car l’équipe n’est pas encore au complet. Il manque encore 6 à 8 salariés sur 40 pour accueillir la clientèle. Marie-Josée Chanteloup, responsable de la jardinerie, constate l’arrivée d’une nouvelle clientèle : « La boutique accueille beaucoup de monde. Et on voit beaucoup de jeunes, situés entre 20 à 30 ans. Ils veulent avoir un petit potager ».

Le succès des poules pondeuses

Mais le gros succès de cette jardinerie qui compte une partie animalerie, ce sont les poules pondeuses. Marie-Josée Chanteloup explique : « Je n’en reviens toujours pas : depuis le mois d’avril, j’ai vendu plus de 1 000 poules pondeuses. Habituellement, j’en commande 200 tous les quinze jours environ. On vend des poules grises, marron, blanches pour la ponte et quelques poules d’ornement. On les vend par 1, 2 ou par 3. C’est idéal pour manger les restes et pour produire des œufs ».

Rattraper le manque à gagner

A Moulins, dans l’Allier, Frédéric Blanc est horticulteur-pépiniériste. Lui aussi reconnaît un afflux exceptionnel de clientèle : « Le nombre de clients augmente. Les gens sont contents de sortir. C’est du non-stop toute la journée. Ils achètent des plants de tomates, d’aubergines, de poivrons, de salades mais aussi des fleurs comme des œillets d’Inde ». Le chef d’entreprise a remarqué l’arrivée de nouveaux clients. Il souligne : « Il y a beaucoup de novices. De nouveaux clients se sont dit que le jardin était bien pour s’occuper. Et puis le temps s’y prêtait. Ils voulaient tous avoir leur petit carré de salades ». La boutique horticole de Moulins compte sur le beau temps pour attirer des clients. Les semaines précédentes ont été difficiles. « En mars on a fait 50 % de notre chiffre d’affaires, en avril 60 %, pour mai on va faire 70 %. Ca va être difficile à rattraper » conclut Frédéric Blanc.
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