Une société toulousaine vient de décrocher deux permis exclusifs de recherche géothermique dans le Puy-de-Dôme, l'Allier et la Creuse. Ces recherches doivent permettre à terme d'utiliser les eaux chaudes trouvées en profondeur pour produire de l'électricité.
Le sous-sol des Combrailles va-t-il devenir une nouvelle source d'énergie renouvelable ? L'hypothèse devient de plus en plus concrète puisqu'après plusieurs années d'études, la société toulousaine TLS Geothermics vient d'obtenir deux permis exclusifs de recherches de sites géothermiques dans le Puy-de-Dôme, l'Allier et la Creuse.
Deux zones d'environ 800 kilomètres carrés chacune sont concernées. La première, baptisée "Combrailles en marche" se situe à au sud est à l'ouest de Montluçon. La seconde, "la Sioule" s'étend entre Pontaumur, Pontgibaud, Bourg-Lastic et Orcival.
"Cela fait déjà deux ans que nous étudions le potentiel de ces zones avec des études géologiques et des mesures géophysiques en surface" indique Mathieu Auxietre, président de TLS Geothermics. "Ces permis vont nous permettre de sécuriser ce qu'on a déjà fait. Ils donnent un crédit à notre démarche car l'Etat n'attribue pas ces permis sans des garanties de sérieux. On s'est également engagés sur un programme de travail pour les 3 ans à venir."
Sur le terrain, cela signifie pour l'instant que les études vont se poursuivre. "On a une démarche de remise à plat des modèles géologiques classiques. On pense que les grandes failles géologiques peuvent être favorables à la géothermie. Les premières études que l'on a faites sur la Sioule nous montrent pas mal de caractères intéressants mais c'est à valider." Si le potentiel géothermique des lieux se confirme, un forage sera nécessaire pour vérifier si le lieu se prête à la construction d'une centrale électrique utilisant cette énergie. "On espère trouver de l'eau à 150 degrés ou plus vers 3 km de profondeur dans la Sioule, peut-être un peu plus profondément dans les Combrailles."
Avec ces deux nouveaux permis, l'Auvergne s'impose comme une zone particulièrement explorée pour son potentiel géothermique. D'autres permis sont déjà en cours dans la Limagne, autour de Clermont-Ferrand, dans le Cézallier, le Sancy et dans le bassin de Chaudes-Aigues.