Drôme : Les arboriculteurs s'équipent de filets anti-grêle

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Écrit par Ana K.

A chaque alerte à la grêle, les arboriculteurs de la Drôme se souviennent avec angoisse de juin 2019. Pour certains 90% de leur production étaient perdus. Beaucoup sont désormais équipés de filet anti-grêle. Un investissement lourd mais que les exploitants agricoles ne regrettent pas.

Ce matin de juin 2019, des trombes d’eau s'abattent sur Romans-sur-Isère puis des grêlons, violents, foudroyants.

Une catastrophe en 10 minutes

En 10 minutes, le déluge de grêlons aussi soudains que dévastateurs endommage des milliers de voitures, des centaines de toiture, commerces et bâtiments agricoles.

Chacun se souvient où il se trouvait à Romans-sur-Isère, ce jour de juin 2019, au moment de cette pluie de grêlons. L’agriculture a payé cette année là un lourd tribut, 90 % des récoltes viticoles et arboricoles anéanties alors que les fruits étaient en pleine formation.

Un dispositif de protection

Aurélien Esprit, comme beaucoup d'arboriculteurs, n’a pas hésité à équiper son verger de filets anti-grêle. «Nous sommes sur une parcelle d’abricotiers que j’ai couvert en 2021. Je l’ai protégé en intégralité», dit-il en désignant d'un geste large les arbres. Il a placé 10 hectares sous protection. Pour lui, c'est l’assurance de ne plus revivre la catastrophe de 2019.

«Aujourd’hui, poursuit-il, il peut grêler, ces filets protègent à 90 % les cultures. C’est la sérénité et la sécurité pour moi, parce qu'aujourd’hui, je sais que si malheureusement, il vient à grêler, je vais assurer quand même une grosse partie de ma production.»

Une coûteuse sérénité 

Des dizaines d’exploitations arboricoles de la vallée du Rhône sont désormais protégées des grêlons. Un investissement lourd mais compensé par des aides de la Région.

« Ça peut aller de 20 à 30 000 € l’hectare pour protéger un verger d’abricotier, détaille Gregory Chardon, le président de la section fruits de la FRSEA. Vous avez une subvention d'à peu près 60 % de la Région Auvergne Rhône-Alpes. »

Néanmoins, chaque alerte orange provoque chez les agriculteurs une pointe d’angoisse.