Drôme : "Dracula Technologies" sort de l'ombre pour industrialiser une nouvelle source d'énergie

C'est l'histoire d'une start-up qui voulait sortir de l'ombre. Basée à Valence, dans la Drôme, la société "Dracula Technologies" a réussi à lever 2,2 millions d'euros pour industrialiser une trouvaille qui pourrait permettre de remplacer les piles dans les objets connectés. 

La fabrication d'un "layer" grâce à l'impression jet d'encre.
La fabrication d'un "layer" grâce à l'impression jet d'encre. © Dracula Technologies

Téléphones, robots de cuisine, montres, jouets, équipements de la maison (domotique)... les objets connectés sont aujourd'hui partout. Et il paraît qu'on n'a encore rien vu ! Mais ces outils du quotidien consomment encore et toujours. A ce rythme, les terres rares (métaux), "vitamines" des technologies modernes, suffiront-elles ? 

Du côté de Valence, dans la Drôme, "Dracula Technologies" a mis au point un procédé qui peut répondre à ce besoin d'énergie à tout prix. Cinq brevets protègent déjà la trouvaille qui a fait l'objet d'une soixantaine de publications scientifiques. Le module photovoltaïque produit est le fruit de 7 années de Recherche & Développement.

Le principe se résume à l'impression de cellules photoélectriques sur des supports flexibles. L'impression jet d'encre génère plusieurs couches conductrices et on ne recourt ainsi qu'à des matériaux organiques. Les capteurs récupèrent les photons issus des rayons solaires mais aussi ceux de la lumière artificielle. Capable de fonctionner à l'intérieur des bâtiments, ce système représente une alternative aux piles qu'il faut régulièrement changer.
 

Un vif intérêt des investisseurs

Alors que la France quitte le confinement, on apprend que "Dracula" vient de lever 2,2 millions d'euros pour lancer la pré-industrialisation de sa technologie.

Les fonds ont été apportés par la société cotée MGI Digital Technology (machines d'impression numérique) et le fabricant de cartes électroniques ISRA Cards. La société complètera cette levée de fonds avec un crédit bancaire de un million d'euros et par une campagne de financement via la plateforme WiSeed, dont elle espère tirer 0,6 million d'euros.
 
 
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