Du "familial" ou "ouvrier" aux objets connectés d'intérieur, le jardin est à la portée de tous

Avec la crise sanitaire, les confinements, la Covid-19 a eu un effet inattendu : rendre les Français accrocs au jardinage. Si les plus chanceux peuvent regarder pousser fruits et légumes sur un petit lopin de terre, la technologie permet aujourd'hui d'envisager la pratique dans son salon.

Dehors ou dedans... Quand on aime jardiner, peu importe le lieu...
Dehors ou dedans... Quand on aime jardiner, peu importe le lieu... © Cédric Baud / FTV

Sarcler, semer, amender, pailler, arroser ou planter, les Français sont de plus en plus accrocs au jardinage. Et la crise sanitaire est passée par là. Tout a commencé avec le premier confinement. A cette occasion, 66% des Français qui possèdent un jardin ou une terrasse déclarent avoir passé plus de temps à jardiner. Et 85% d'entre eux affirment même que le jardinage a occupé "une place centrale" dans leurs activités de confinées. C’est dire !

La région Auvergne-Rhône-Alpes ne fait pas exception. Pour obtenir un jardin familial (autrefois ouvrier), il faut souvent attendre plusieurs années. Ces jardins familiaux sont des trésors de verdure en pleine ville. Et les cultiver est un art que Renaud Ott, 80 printemps, a poussé à son sommet. Situé dans le Clos de Montchat à Lyon, son jardin conçu comme un système solaire (soleil au centre et planètes à la périphérie) a été désigné le plus beau au concours national des jardins potagers 2020. Cela fait 20 ans, qu’inlassablement, Renaud cultive l’une des 66 parcelles de ce jardin communal de 12 000 m2 en plein cœur de Lyon, à raison de quatre à cinq heures par jour pendant lesquelles il chérit ses protégées. Et il en a des secrets à partager : "enrichir le sol, travailler avec les milliards de bactéries (…) parler à ses fleurs (…) planter des pensées à côté des salades". Et en voyant le résultat, on est convaincu.

Les enfants s’extasient devant ses magnifiques pieds d’artichauts. "Ils font le buzz mes artichauts !" s’amuse le lauréat. Car, à l’image de sa parcelle, les jardins en ville sont une formidable manière de créer du lien. "Il y a une énergie fabuleuse qui se diffuse à l’extérieur, les gens sont attirés par le jardin", confie Renaud Ott. Jardiner ses 150 m2 de terre lui permet d’être autonome en légumes toute l’année. N’hésitez pas à lui passer le bonjour si vous êtes à proximité, il sera ravi de vous montrer ses "formidables radis".

Des jardins pour tous et partout

Chacun peut commencer en pot sur un balcon. "Ce qui est fondamental, c’est d’admirer la richesse du sol". Et pour ceux qui veulent pouvoir s’émerveiller du spectacle d’un plant de basilic qui pousse mais qui n’ont pas de terrasse, on trouve aujourd’hui toute une offre de petits jardins d’intérieur. Plus ou moins connectés, ils permettent de faire pousser de façon optimale des plantes aromatiques ou des petits légumes. Ils se vendent à partir d’une centaine d’euros dans toutes les jardineries. Et, en la matière, une entreprise s’est montrée particulièrement innovante en région Auvergne-Rhône-Alpes.

En 2014, Chloé Verneuil et Nicolas Gehin se rendant compte que leurs tomates cerises ne passaient pas l’hiver sur leur balcon à Annecy, ils se décident à faire pousser leurs plantes en intérieur sous une lumière artificielle. Il est ingénieur spécialisé dans l’éclairage horticole, elle est designer industrielle. Après deux ans de recherche, le projet Véritable voit le jour ; la promesse d’un potager généreux toute l’année. Innovant, c’est un succès. En 2020, il s’en est vendu pas loin de 40 000 unités dans une vingtaine de pays du monde. Ils sont aujourd’hui en bonne position dans le peloton de tête des entreprises qui proposent ces petits jardins d’intérieur.

Le principe est très simple. Vous insérez des lingots contenant la semence et le substrat adaptés dans des logements dédiés. Il n’y a plus qu’à remplir la réserve d’eau, brancher le courant et regarder pousser pour votre plus grand plaisir gourmand. Si le basilic et les tomates cerises sont des incontournables, l’offre est variée avec des fleurs comestibles, des aromatiques rares dont l’idée leur vient de rencontres avec des chefs. Sarriette, Moutarde, Shiso pourpre ou vert, Mibuna, pensées, piments… sont au catalogue. C’est une offre de 70 semences bio qui est proposée par cette jeune entreprise qui emploie une trentaine de personnes pour fabriquer en France ce potager pour jardiner sans avoir la main verte.

De quoi épater vos convives avec votre basilic thaï et "faire le buzz" comme Renaud avec les enfants devant ses plants d’artichauts.

 

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