Emmanuel Macron giflé dans la Drôme : les élus en Auvergne partagent leur indignation

Le président de la République a été giflé par un citoyen ce mardi 8 juin lors d’un déplacement dans la Drôme. Plusieurs élus d’Auvergne ont réagi à cet incident. Tous condamnent l'agression.

Emmanuel Macron, en déplacement dans la Drôme, a été giflé lors d'un bain de foule.
Emmanuel Macron, en déplacement dans la Drôme, a été giflé lors d'un bain de foule. © PHILIPPE DESMAZES / AFP

Plusieurs élus d’Auvergne ont réagi à la gifle reçue par le président de la République ce mardi 8 juin. En déplacement dans la Drôme, Emmanuel Macron a été pris à parti par un citoyen lors d’un bain de foule.

Indignation de tous bords

Sur Twitter, la député La République En Marche de l'Allier Bénédicte Peyrol a dénoncé cet incident : “L'agression du Président est le signe de l'érosion des attaches à la République. La violence devient le ton normal des choses. Le dialogue se fait par les poings. Cette gifle rougit le visage de tous les Français & elle confirme que démocratie et débat sont bien fragiles. Indignée.

Toujours dans l'Allier, le député communiste Jean-Paul Dufrègne a partagé son constat : “On ne combat pas une politique avec des gifles ! Mais avec des arguments, en s’engageant pour établir de nouveaux rapports de force ! La violence, verbale, physique n’est pas acceptable. Je condamne fermement l’agression dont le Président de la République a été victime”, a-t-il tweeté.

Pour Laurent Wauquiez également, président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône-Alpes, il s'agit d'un ”Geste intolérable. On ne peut pas accepter que s'installent la violence et l'absence de respect dans notre pays.

Le débat républicain ne doit pas être entaché de violence. Alors que notre société se tend, que les paroles et postures se durcissent, retrouvons plus de sérénité et cessons de nous monter les uns contre les autres. Cette ambiance délétère est insupportable et inacceptable”, a ajouté Olivier Bianchi, le maire socialiste de Clermont-Ferrand.

Dominique Giron et Guy Lavocat, candidats LREM aux élections régionales sur la liste de Bruno Bonnell, ont également réagi dans un communiqué : "Nous devons combattre ceux qui attisent la haine de l’Etat et des institutions et qui sèment la division de la Nation. Cet acte isolé ne représente en rien notre région. Notre région mérite mieux !"

Un appel à voter aux élections

Plusieurs élus de la République ont profité de cet incident pour rappeler l'intérêt de la démocratie et du vote. Christine Pirès-Beaune, députée du Parti Socialiste dans la deuxième circonscription du Puy-de-Dôme, appelle sur Twitter à se rendre aux urnes pour se faire entendre : “Je condamne fermement tout acte de violence et cet acte est inadmissible. Dans un système démocratique on utilise son bulletin de vote et on confronte ses idées avec des mots pas avec des gifles !

Idem du côté des Républicains pour Frédérique Bonnichon, maire de Châtel-Guyon et conseiller régional : “Gifler un Président de la République est HONTEUX et INACCEPTABLE. C'est la République et la Démocratie (...) que l'on gifle. Soutien total au Président @EmmanuelMacron car il nous représente TOUS. Les seules gifles tolérables en démocratie, ce sont celles des urnes. Point.

Suite à cet incident, deux personnes ont été interpellées dans la journée.

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