Féminicides : quatre colleuses interpellées à Lyon

La cour d'assise de Lyon a été visée par les militantes pour l'opération de collage de ce dimanche 3 novembre. / © DR
La cour d'assise de Lyon a été visée par les militantes pour l'opération de collage de ce dimanche 3 novembre. / © DR

Dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 novembre, des "colleuses" ont collé sur les tribunaux lyonnais des affiches pour dénoncer l'inaction de la justice et de la police contre les féminicides. Quatre colleuses ont été interpellées.

Par Emilie Henny

"Féminicides : Etat coupable, justice complice" en lettres noires sur papier blanc. C'est la marque laissée, dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 novembre, par des colleuses, sur les murs des tribunaux de la ville de Lyon. Une opération menée, selon ces militantes, pour "exiger des actions et pointer du doigt la responsabilité de l’État, de la justice et de la police contre les féminicides." 

Lors de ce collage, quatre colleuses ont été interpellées, rue Servient, aux alentours de minuit. Elles sont convoquées mercredi 6 novembre, selon la police.
Opération de collage rue Servient, devant le nouveau palais de justice / © DR
Opération de collage rue Servient, devant le nouveau palais de justice / © DR


Plus de 300 colleuses en France

Elles étaient plus de 300 à coller simultanément sur les tribunaux en France, dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 novembre, selon "Les colleuses". Outre Lyon, une opération a été menée devant le tribunal de Saint-Etienne, dans la Loire.
Opération de collage à Saint-Etienne (Loire) / © @bypewin
Opération de collage à Saint-Etienne (Loire) / © @bypewin


127 féminicides en 2019

Depuis le 30 août, et les premiers collages apparus à Paris, sous l'impulsion de Marguerite Stern activiste et ex-Femen, les actions des "colleuses" se multiplient dans plusieurs villes françaises. Leur objectif : alerter sur les violences conjugales et les féminicides alors que depuis le début de l'année, ce sont 127 femmes qui ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-compagnon. 

Malgré l'illégalité de ces opérations, les militantes revendiquent l'action : "Nous déplorons n’avoir pas d’autre choix que d’entrer dans l’illégalité pour espérer nous faire entendre (...) Nous avons collé noir sur blanc la vérité sur leurs murs", expliquent-elles. 

 

 

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