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Firminy (Loire). Pourquoi le conseil municipal a-t-il été boycotté par l'opposition puis, reporté ?

© France 3 RA
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Le conseil municipal du lundi 1er avril n'a pas pu se tenir à Firminy dans la Loire. En cause : un boycott des 17 opposants à Marc Petit, le maire condamné en février pour agression sexuelle. 

Par Emilie Henny

17 sièges sont restés vides lundi 1er avril dans la salle du conseil municipal de la ville de Firminy (Loire). Un boycott qui a empêché la tenue du conseil municipal dans la 4ème ville de la Loire. Les absents se sont rassemblés à l'extérieur de la Mairie pour réclamer le départ du maire, Marc Petit, condamné en février dernier par le Tribunal Correctionnel de Saint-Étienne, pour agression sexuelle. 

Le conseil municipal a été reporté au samedi 6 avril à 9h. Les opposants ont d'ores et déjà annoncés qu'ils ne viendraient pas. Pour une seconde convocation, le maire n'a pas besoin d'obtenir le quorum pour la tenue du conseil.

 

  • Une fronde au sein de sa propre majorité

Parmi les 17 opposants, sept membres appartiennent à la majorité. Le maire ne peut donc plus compter sur ces traditionnels soutiens politiques. Cécile Cukierman, la sénatrice communiste de la Loire en est un bon exemple. Elle fait désormais partie de ses dissidents. 

 

  • L'union impossible dans l'opposition

Malgré une opposition multipartite, les accords sont difficiles à trouver. Les conseillers PS et PCF ne s'allient pas avec les conseillers de droite pour faire voter une motion de censure commune. 

L'opposition a aussi échoué, pour le moment, à la tenue d'un conseil municipal extraordinaire qui permettrait de faire voter le départ de Marc Petit. Le nombre de voix nécessaires pour ce conseil a été rassemblé selon l'opposition. Ce que conteste le maire. Selon lui, les conseillers ne lui ont pas transmis d'intention commune. Le nombre de voix ne serait alors pas suffisant si les intentions des conseillers de droite et celles de gauche restent distinctes.

 

  •  Des conseillers municipaux dans l'incompréhension

Condamné à un mois de prison avec sursis en février et démissionnaire de la vice-présidence de Saint-Etienne Métropole, le maire refuse toujours de quitter ses fonctions à la Mairie de Firminy. Une situation qui provoque l'incompréhension chez les conseillers municipaux de l'opposition.
Mais Marc Petit a fait appel de la décision de justice. La présomption d'innocence reste donc un leitmotiv pour ses derniers soutiens. 

 

Rappel des faits

Le tribunal correctionnel de Saint-Étienne a condamné, à un an de prison avec sursis, le maire communiste de Firminy (Loire) pour agression sexuelle envers une chargée de communication du Conseil département du Puy-de-Dôme.La plaignante accusait l'élu de l'avoir agressée sexuellement le 17 juillet 2016 dans le sas de la salle de presse du Palais des congrès d'Istanbul. Cet été-là, les deux Français étaient en Turquie pour défendre la candidature de sites de leur région - la Maison de la Culture de Firminy réalisée par Le Corbusier pour Marc Petit, la chaîne des volcans d'Auvergne pour la mère de famille - auprès de l'Unesco.

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