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Grégory Gomez : “Pour les supporters, une victoire de Lyon à Saint-Etienne, déjà, ça ne se fait pas”

© Jeff Pachoud / AFP
© Jeff Pachoud / AFP

Grégory Gomez est un journaliste clermontois, co-auteur avec Alexis Magand d'un documentaire autour de la rivalité sportive entre Lyon et Saint-Etienne : "Frères ennemis". Au lendemain du derby (12e journée de Ligue 1) entre les deux clubs, il revient sur ce match pas comme les autres.

Par Stéphane Moccozet

Le derby entre Saint-Etienne et l’Olympique Lyonnais n’est pas un match comme les autres, la rencontre entre les deux équipes, dimanche soir, nous en a une nouvelle fois la démonstration. Le match s’est soldé par une large victoire lyonnaise, 5 à 0, sur les terres stéphanoises après deux interruptions. La première, de 6 minutes, est intervenue peu de temps après le coup d’envoi à cause des fumigènes. La seconde s’est produite à la 85e minute, le jeu a été arrêté pendant près de 30 minutes après le 5e but lyonnais inscrit par Nabil Fékir. Les supporters des Verts ont commencé à envahir le terrain en réponse à la célébration du capitaine de l’OL jugée provocante par le kop à qui elle s’adressait.
 
Invité de Match Retour, lundi soir, sur l’antenne de France 3 Auvergne, le journaliste clermontois Grégory Gomez est revenu sur cette rencontre explosive. "C'est vrai que, très régulièrement, les derbys sont émaillés de choses plus ou moins violentes", raconte-t-il, "on l'a vu dimanche soir, ça a dépassé une nouvelle fois le cadre sportif". Il faut dire que la rivalité entre les deux clubs, les deux villes, n’est pas nouvelle. Elle fait d’ailleurs l’objet d’un documentaire, "Frères ennemis", réalisé par Grégory Gomez et Alexis Magand.
L’auteur se souvient du témoignage d’un supporter belge, fan de l'ASSE, "il me disait avoir fait beaucoup de derbys en Europe mais que celui-ci était celui qui l'avait le plus marqué". "Lyon et Saint-Etienne sont deux villes différentes, poursuit-il, et le fait que des Stéphanois travaillent à Lyon pour beaucoup, et côtoient des Lyonnais, ça entretient la rivalité au quotidien".
 
Dimanche soir, la tension était palpable et la présentation de son maillot par Nabil Fékir aux supporters stéphanois a été la goutte d’eau qui fît déborder le chaudron. Une petite provocation qu'on a déjà vu par ailleurs, avec Messi à Madrid par exemple, mais à Saint-Etienne, ça ne se fait pas. Grégory Gomez confirme : "Non, ça ne se fait pas du tout. Des supporters stéphanois m'expliquaient qu'une victoire de Lyon à Saint-Etienne, déjà, ça ne se fait pas. Et si Lyon gagne à Saint-Etienne, les supporters se doivent de réagir. Alors si, en plus, Nabil Fékir montre son maillot lyonnais, je comprends qu'il y ait eu des débordements dans le stade. Je ne les excuse pas, mais je comprends."

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