Haute-Loire : bon départ pour la saison des fruits rouges malgré l’épidémie de coronavirus COVID 19

En Haute-Loire, la saison des fruits rouges a commencé depuis quelques jours. Les producteurs font appel à des saisonniers qui viennent souvent des pays de l'Est ou d'Espagne, ils ont donc eu des sueurs froides avec le Covid 19. Finalement, les saisonniers sont là et les fraises se vendent bien.
En Haute-Loire, la saison des fruits rouges démarre bien pour les producteurs, malgré les inquiétudes liées au coronavirus COVID 19.
En Haute-Loire, la saison des fruits rouges démarre bien pour les producteurs, malgré les inquiétudes liées au coronavirus COVID 19. © G.Rivollier / FTV
En Haute-Loire, la saison des fruits rouges commence bien, malgré l’épidémie de coronavirus COVID 19. Sur l’exploitation d’Arnaud Chouvet, à Malrevers, les saisonniers qui viennent de la région de Grenade en Espagne, peuvent cueillir plus d'une tonne de fraises chaque jour. Cette année, petite nouveauté : le gel hydroalcoolique à utiliser régulièrement et les distances à respecter entre les ramasseurs. Cependant, pas de masque sous les tunnels à cause de la chaleur, comme l’explique Jean Medina, saisonnier : « Sous les tunnels, il fait 30 ou 35 °C. Quand on travaille avec le masque, on est trop fatigué. »

Des inquiétudes liées à la pandémie

Arnaud Chouvet s'est reconverti dans les fruits rouges, fraises et framboises, il y a 3 ans. Au plus fort de la saison, il emploie une vingtaine de saisonniers, toujours les mêmes, dont une majorité d'Espagnols. Avec la crise sanitaire, il a eu des sueurs froides il y a quelques semaines : « Depuis plusieurs années on forme une équipe et cette équipe, on n’était pas sûr de pouvoir la réunir. Ca nous aurait amenés à la catastrophe absolue si on n’avait pas pu récupérer nos habitués, que nous avons formés, qui ont l’habitude de nos produits. Donc c'était un « ouf » de soulagement quand les premiers saisonniers ont pu franchir la frontière espagnole. » 

Le COVID, un allié de la fraise française ? 

Finalement, les Espagnols ont pu venir et les fraises sont belles, brillantes et sucrées, elles ont même de l'avance. Elles ont profité du soleil du début de printemps. Sitôt cueillies, elles sont commercialisées dans le quart sud-est de la France par un groupement de 44 producteurs de Haute-Loire et d'Ardèche. Cette année, la fermeture des frontières a fait monter les cours, explique Adeline Mialon, responsable marketing du GIE des fruits rouges des Monts du Velay : « Les prix sont plutôt bons, on attend de voir au fur et à mesure de la saison. Avec les fruits d’été qui vont arriver, on ne sait pas trop, mais pour l’instant, tous les voyants sont au vert. Les gens se tournent plus vers le local, par rapport au COVID 19, donc je pense que c’est profitable pour nous et pour la fraise française » Dans 3 semaines, ce sera le début des framboises. L'an dernier, les producteurs ont commercialisé plus de 1 100 tonnes de fruits rouges du Velay.
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