Haute-Loire: Les petits fruits rouges ont souffert de la météo, la récolte est moyenne

La Haute-Loire est un département leader dans la production des petits fruits rouges. Cette année, la récolte de fraises et framboises est en baisse de 10 à 15 % à cause du gel au printemps et de l'été froid et pluvieux. Mais la saison n'est pas encore terminée.
Les cultures de framboise et autres petits fruits rouges ont souffert du gel cette année
Les cultures de framboise et autres petits fruits rouges ont souffert du gel cette année © Paul J. Richards / AFP
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Récolte de petits fruits rouges en Haute-Loire

Sous les tunnels de framboisiers, les petites mains s’activent. La saison a démarré il y a un mois. Une vingtaine de saisonniers est à pied d’œuvre pour cueillir la récolte 2021. Nous sommes chez Emeric Duclaux, un producteur bio de fruits rouges au Pertuis en Haute-Loire.

Il a repris l’exploitation cette année. Pour lui, c’est la première récolte. Une récolte pas facile. Des gelées tardives qui ont causé des problèmes aux bourgeons, des variations de températures importantes, du froid, de la pluie, bref : les fruits ont été malmenés cette année. « Nous avons une production plus étalée », explique-t-il. « Nous ferons le bilan à la fin, mais je pense que nous aurons moins de fruits au total. » Avec cette météo automnale, les fruits ont eu plus de mal à mûrir : « Ils ont parfois moins de sucre mais cela n’a pas impacté la qualité. »

Leader Français

La production d’Emeric Duclaux prend ensuite le chemin des entrepôts du GIE Fruits rouges du Velay à Saint-Jeures. On y rassemble les fruits d’une quarantaine de producteurs prêts à être livrés ensuite partout en France de Nice à Montpellier jusqu’à Paris et dans le Nord de la France. Avec en moyenne 800 T de fraises et 200 T de framboises produites par an, le groupement de Haute-Loire est l’un des leaders français des petits fruits rouges.

Cette année, on constate ici une baisse de 10 à 15 % de la production en général. Mais c’est variable en fonction des agriculteurs. Certains n’ont rien perdu à cause du gel quand d’autres accusent des pertes sévères. «  Ca peut aller jusqu’à 50 % chez certains producteurs, un peu isolés, en fonction de l’altitude et des plantations », précise Denis Chirouze, directeur du GIE. « Mais on ne va pas se plaindre non plus ! », tempère-t-il. « Nous, nous avons des fruits, contrairement à certains collègues de la vallée du Rhône où il n’y a rien. Pour les fruits à noyaux, comme les abricots, les pêches, il y a de gros soucis. »

Et la demande en fruits rouges, après avoir été bonne, est en baisse depuis quinze jours. Toujours la faute à la météo. « Quand il n’y a pas de soleil, il n’y a pas de consommation de fraises, de framboises et autres petits fruits », indique Denis Chirouze. « C’est un produit festif qui attire les consommateurs mais encore faut-il que les consommateurs aient envie d’acheter et de se faire plaisir ! Et quand il n’y a pas de soleil, le plaisir n’est pas forcément là. »

 

Malgré tout, rien n’est encore perdu. Cette saison est moyenne pour le moment mais elle n’est pas finie. « Tout peut changer », assure Denis Chirouze. «  Ils annoncent une météo meilleure pour la semaine prochaine, la semaine du 15 août est en général bonne pour le commerce, soyons optimistes ! »

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