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Assises de Haute-Loire : l'affaire du guet-apens de Saint-Dier d'Auvergne à nouveau devant la Justice

Deux hommes comparaissent en appel pour l'affaire du guet-apens de Saint-Dier d'Auvergne. / © Elodie Monnier
Deux hommes comparaissent en appel pour l'affaire du guet-apens de Saint-Dier d'Auvergne. / © Elodie Monnier

Le verdict du procès en appel de deux des agresseurs présumés dans le guet-apens de Saint-Dier d'Auvergne (Puy-de-Dôme) est attendu mercredi 30 janvier. La cour d'assises du Puy-en-Velay (Haute-Loire) devra revenir sur leur participation à un piège punitif contre un couple le 2 février 2016.

Par MVO avec Elodie Monnier

La cour d'assises de Haute-Loire examine l'affaire du guet-apens de Saint-Dier d'Auvergne. Deux des cinq hommes condamnés en première instance avaient fait appel de leur condamnation. L'un, âgé de 27 ans aujourd'hui et identifié comme le meneur de l'agression avait écopé de 18 ans de réclusion criminelle en juin 2018 devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme. L'autre, 22 ans maintenant, avait été condamné à 5 ans de prison dont quatre ferme.
Les deux hommes sont accusés d'enlèvement et séquestration. Pour le plus âgé des deux, la tentative d'assassinat s'ajoute aux chefs d'accusation.
 
 

Une vieille rancune

L'histoire remonte au 2 février 2016. Un couple avait été attiré dans un guet-apens par un ami à eux, séquestré et tabassé pour le forcer à les guider jusqu'au piège dans la forêt de Trézioux. Sur place, ils avaient été blessés par des tirs d'arme à feu : légèrement pour l'homme ; plus grièvement pour la femme, touchée à l'artère fémorale. Heureusement pour les victimes, elles avaient réussi à fuir et se réfugier à la gendarmerie de Saint-Dier d'Auvergne pour être prises en charge. Une vengeance se cacherait derrière l'agression.
 


" Ça a été d’une violence inouïe. L’enlèvement, la séquestration... ça dure quatre heures " souligne maître Jean-François Canis, avocat de la victime séquestrée. " Pendant cette période il est battu, attaché, humilié. Après on l’enferme dans le coffre d’une voiture. Et de ce coffre il entend les tirs sur les autres. Et il pense que les tirs suivants seront destinés à le tuer " raconte l'avocat. Du côté de la défense, on tente de partager les torts. " Ce sont deux bandes qui se rencontrent avec une volonté d'en découdre de part et d'autre " affirme maître Renaud Portejoie qui défend le meneur présumé du guet-apens. Le jury doit rendre son verdict mercredi 30 janvier en fin de journée.

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