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La Chaise-Dieu : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’orgue sans jamais oser le demander

Yves Reishsteiner : organiste au festival de la Chaise-Dieu 2019. / © N. Hugot/France 3
Yves Reishsteiner : organiste au festival de la Chaise-Dieu 2019. / © N. Hugot/France 3

L’orgue. Un instrument aussi majestueux qu’inconnu. Et le seul qui sait le manipuler n’est autre que l’organiste. Yves Rechsteiner est venu de Toulouse pour le Festival de la Chaise-Dieu, en Haute-Loire, lundi 26 août. Nous l'avons rencontré. 

Par Aurélie Albert

Yves Reichsteiner est tombé dans l’orgue dès l’âge de 7 ans. Avec des parents pratiquants, il était fasciné par cet instrument majestueux. « J’ai eu un parcours plutôt classique, j’ai d’abord fait du piano et à partir de 10 ans, j’ai commencé l’orgue. Je suis même passé par le clavecin, un très bel instrument aussi. Mais je préférais l’orgue, je pouvais davantage m’exprimer », raconte l’organiste. 
 
 

L’orgue, qu’est-ce que c’est ? 


Nous le rencontrons juste avant son concert, lundi 26 août, dans l’abbatiale de la Chaise-Dieu. C’est la première fois qu’il est invité dans le cadre du festival de la Chaise-Dieu qui se tient du 22 août au 1er septembre. Il est en pleine répétition, parce que, contrairement à un piano, l’orgue ne se transporte pas. Il faut donc s’adapter à l’instrument et prendre ses marques. 
 


« Il y a plusieurs claviers déjà qui donnent plusieurs sonorités différentes. Il y a plusieurs timbres comme dans un orchestre. Ensuite, il y a un timbre supplémentaire avec les pieds. Et enfin les registres, ces bâtons en bois que je tire ou pas et qui vont rendre actives ou pas les sonorités »
 

« J’ai adapté du rock progressif avec la musique de Tubular Bells de Mike Oldfield, la musique du film l’exorciste »

Pour Yves Rechsteiner, l’orgue est une « magnifique machine à sons ». Ce qui explique son approche un peu particulière de l’instrument. « Je détourne légèrement l’usage de l’orgue classique pour en faire autre chose. Il y a des personnes qui viennent de l’électro qui sont passionnés par cet instrument. Il s’agit de transformer un instrument très ancien, comme le grand orgue de l’abbatiale de la Chaise-Dieu qui a 300 ans, pour en faire quelque chose de très actuel »


Loin d’être un organiste de concert, Yves Rechsteiner ne joue pas pour les liturgies, dans les services religieux. « J’ai une approche un peu personnel de l’orgue. Je fais écouter de la musique que j’adapte moi-même à mon instrument alors je vais chercher cette musique un peu partout. D’ailleurs, j’ai adapté du rock progressif avec la musique de Tubular Bells de Mike Oldfield, la musique du film l’exorciste »


À 50 ans, Yves Reichsteiner a créé un festival d’orgues à Toulouse. Un moyen de faire découvrir cet instrument d’une autre manière et de présenter un répertoire qui traverse les générations. En concert lundi 26 août, à 21 heures, à l'abbatiale Saint-Robert, à la Chaise-Dieu, en Haute-Loire. 

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