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Haut-Savoyard, agriculteur et conseiller départemental : Joel Baud Grasset, un élu pas comme les autres

Joel Baud Grasset, un élu atypique. / © France 3 Alpes
Joel Baud Grasset, un élu atypique. / © France 3 Alpes

Joel Baud Grasset est Haut-Savoyard, agriculteur et conseiller départemental. Il connaît bien son territoire qui représente un laboratoire d'idées pour cet homme politique atypique que nous avons tenté de suivre. Portrait. 

Par A.A. avec Serge Worreth

Joel Baud Grasset est à lui tout seul le bon sens paysan. Agriculteur et élu départemental, il est bilingue en patois et maîtrise peu la langue de bois. Il est en campagne toute l'année, d'autres vous diront qu'il est plutôt en "montagne", "plus raide mais plus accessible". "Ce que j'aime dans le rôle d'élu, c'est qu'on connaît les gens", lance-t-il en parcourant le marché.

"Si les gens se sont mis sur des rond-points pour se dire des choses, c'est parce qu'il n'y a pas assez de lieux de vie comme celui-ci, où l'on peut vraiment se croiser, parler de la pluie et du beau temps ou d'une tracasserie du quotidien", souligne-t-il. Après le marché, direction son bureau ou plutôt sa salle de séjour. 

Il planche sur les dossiers du Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement, une organisation départementale de conseil et de sensibilisation qu'il préside depuis quatre ans. "Est-ce qu'on respecte réellement le patrimoine en Haute-Savoie ? J'ai des doutes parce qu'on veut essayer de copier ce qu'ont fait nos anciens, mais souvent on ne sait pas redonner la beauté des lieux et on fait des choses très passe-partout", fait-il remarquer.

 

"L'homme des champs"

Aménager le territoire c'est protéger, anticiper, léguer aussi pour celui qui se définit comme "l'homme des champs", car Jöel Baud Grasset est agriculteur. Et même ses vaches ont du mal à suivre. "Dans les vaches il y a les meneuses, les exploratrices et les suiveuses", fait remarquer l'agriculteur.

Lui, il avance et une fois dans l'arène, il sait attaquer. "Quand je venais ici devant les grilles de la préfecture, c'était souvent pour y verser une benne de fumier ou faire des revendications pour le monde paysan et puis les grilles se sont ouvertes une fois que je suis devenu élu", conclut-il.
 


 

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