Haute-Savoie : l’agglomération d’Annecy victime d’une cyberattaque avec demande de rançon

Le Grand Annecy a été victime d’une cyberattaque entre Noël et le jour de l’An. Une partie du système informatique est paralysée et les auteurs réclament une rançon. L’agglomération a décidé de ne pas payer.

Le site de l'agglomération est inaccessible depuis le 28 décembre.
Le site de l'agglomération est inaccessible depuis le 28 décembre. © F. Ceroni / France 3 Alpes

Dans les locaux de l’agglomération d’Annecy, c’est le branle-bas de combat. Tous les informaticiens sont à pied d'œuvre depuis une dizaine de jours. "On est en train de préparer des nouveaux postes pour remettre l’accès en priorité aux services qui œuvrent pour les personnes âgées", explique Françoise Ringot, directrice des systèmes d'information de l’agglomération.

La cause de cette suractivité, c’est encore un virus. Celui-là, malveillant, s'est immiscé dans le réseau informatique de l'administration annécienne dans la nuit du 27 au 28 décembre. "Vous découvrez dès le lendemain, au lancement des serveurs pour la journée de travail, que l’ensemble de vos données sont cryptées, raconte Sébastien Lenoir, directeur général des services du Grand Annecy agglomération. C’est-à-dire qu’elles sont toujours sur vos serveurs mais vous n’êtes plus capables de les lire puisqu’elles ont été cryptées par un tiers".

 

Une rançon exigée

Les auteurs de cette attaque exigent une rançon dont on ignore le montant. Mais l’agglomération a décidé de ne pas payer. Heureusement tous les services publics, comme l'eau ou les déchets fonctionnent normalement.

Aucune donnée bancaire n'est stockée sur les serveurs. En revanche, le site internet est interrompu et il n'y a plus de messagerie pour les 1200 agents de cette administration. "Notre propre réseau est infecté mais nos données sont également stockées à l’extérieur chez des prestataires, qui eux n’ont pas été touchés par cette attaque" ajoute Sébastien Lenoir.

L'affaire est désormais entre les mains de la justice et des agences de sécurité informatique. "Moi je pensais que ça touchait les grandes entreprises riches qui pouvaient payer une rançon énorme. En tant que collectivité, pour moi, on ne jouait pas dans la même cour", reconnaît Françoise Ringot.

En attendant, les agents informatiques passent de courtes nuits pour tout restaurer... ce qui devrait prendre encore plusieurs semaines.

 

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