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Le Mont-Blanc, dernier des 48 sommets d'Europe que Benjamin Verlière a gravi en ramassant les déchets sur son passage

Benjamin Verlière au sommet du Mont-Blanc ce samedi 17 août. 70km/h de vent au sommet, la neige volait de partout ! / © BV
Benjamin Verlière au sommet du Mont-Blanc ce samedi 17 août. 70km/h de vent au sommet, la neige volait de partout ! / © BV

Il est arrivé au sommet du Mont-Blanc, ce samedi 17 août 2019, à 8h49. Benjamin Verlière vient de terminer sa tournée de ramassage des déchets sur les sommets européens. Une tournée entamée il y a 6 mois en solitaire.

Par AH


C'est un drôle de défi que Benjamin Verlière, 32 ans, s'est lancé il y a 6 mois. Faire la tournée des plus hauts sommets de chaque pays d'Europe pour ramasser les déchets et sensibiliser le public à l'environnement.
 
Benjamin Verlière ramasse les déchets sur les sommets européens / © BJ
Benjamin Verlière ramasse les déchets sur les sommets européens / © BJ

Défi relevé. Benjamin est arrivé, ce samedi, peu avant 9 heures, au sommet du Mont-Blanc, après avoir quitté le camp de base de Tête Rousse vers 3h45. C'était le dernier sommet de son périple. 

Un exploit sportif


Benjamin aura gravit 48 sommets en 177 jours et en solitaire. Un véritable exploit sportif. Car si certains sommets européens en Estonie ou en Lituanie par exemple ressemblent plus à des collines, d'autres sont extrêmement difficiles.

Parmi les plus périlleux, l'Elbrouz en Russie qui culmine à plus de 5600 mètres d'alitude. Mais le plus dur pour notre aventurier amoureux de la nature fut "La Pointe Dufour" en Suisse à 4600 mètres d'altitude. "Une succession de nids, de crevasses et de pentes gelées" explique Benjamin.
 


De belles frayeurs


C'est en Grèce, au Mont Olympe, qu'il s'est fait le plus peur. Un sommet de moins de 3.000 mètres mais au mois d'avril, les conditions étaient encore hivernales et Benjamin s'est retrouvé face à un mur de glace avec un seul piolet à disposition.

""J'avais le piolet dans la main gauche et je mettais mon majeur de la main droite dans les trous pour me hisser (...) Un grand moment de frisson" résume Benjamin.
 
Benjamin Verlière en Grèce / © BJ
Benjamin Verlière en Grèce / © BJ

Benjamin dit aussi avoir été emporté par une coulée de neige à deux reprises lors de sa première tentative d’ascension du Maglić en Bosnie-Herzégovine. C'est son piolet qui lui a sauvé la vie, lui permettant de s'arrêter.

Et puis, il n'est pas passé loin de la catastrophe en Slovénie, lors de sa première tentative d'ascension du Triglav. A 300 mètres du sommet, il décide de faire demi-tour... Moins de 30 minutes après une série d’avalanches se produisait là où il se trouvait précédemment.
 

Un défi écologique


Sur chaque sommet d'Europe, Benjamin a ramassé les déchets qu'il croisait. Il a été marqué notamment par le nombre de chaussettes orphelines abandonnées sur les flancs de montagnes dans tous les massifs.

Au Royaume-Unis, ce sont les petits sacs à crottes déposés le long des sentiers qui l'ont le plus choqué. Il y en a trouvé en Angleterre, au Pays de Galles, en Ecosse et en Irlande du nord. Une "tradition" qu'il n'a pas retrouvé ailleurs en Europe fort heureusement.
 
Récolte de déchets / © BV
Récolte de déchets / © BV

Pour aller de sommet en sommet, Benjamin a voyagé avec son van aménagé.

Le voilà désormais de retour chez ses parents à Chamonix. Il va se reposer un peu, profiter de la montagne haut-savoyarde et du parapente... Et peut-être écrire un livre.

Ce qui est sûr, c'est qu'il ne regrette pas d'avoir quitté, il y a deux ans, son emploi de responsable des opérations dans une société française aux Etats-Unis. Une fonction qui ne lui correspondait plus.

Reportage de Denis Vigneau-Dugué, Franck Ceroni & Sophie Villatte
 

 

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