Nouvelles règles d'accès au Mont-Blanc en Haute-Savoie

- Photo d’illustration - Cette photo prise en septembre 2018 à Chamonix-Mont Blanc, montre le sommet du sommet du Mont-Blanc (4807m), le Dôme du Goûter (4324m), le Mont Maudit (4465m) et le glacier des Bossons. / © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
- Photo d’illustration - Cette photo prise en septembre 2018 à Chamonix-Mont Blanc, montre le sommet du sommet du Mont-Blanc (4807m), le Dôme du Goûter (4324m), le Mont Maudit (4465m) et le glacier des Bossons. / © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Le Mont-Blanc, ce sommet emblématique attire chaque année près de 25 000 grimpeurs. Une ascension où les refuges sont surchargés. La préfecture de Haute-Savoie alerte sur les problèmes d'insécurité et d'incivilité qu'entraîne cette surpopulation. 

Par Nathalie Rapuc

L'ascension du Mont-Blanc est extrêmement attractive pour les grimpeurs. A tel point que les refuges sont saturés et des actes d'incivilités ont été relevés en 2018. La fédération française des clubs alpins et de montagne avait pris des mesures suite à ces incidents. Cette année, la préfecture met en place de nouvelles modalités de régulation pour l'accès au Mont-Blanc par la voie normale.

Dans ce contexte, deux objectifs convergent. Les mesures visent à protéger le site naturel classé et à prévenir des risques pour la sécurité des personnes fréquentant ce lieu.

La voie "normale" est désormais réglementée et plusieurs refuges sont concernés : le Goûter,  Tête Rousse, le Nid d’Aigle et camp de base de Tête Rousse, et selon les besoins identifiés, d'autres voies sont concernées, en particulier celle dite des «Trois Monts » ( via le refuge des Cosmiques).

Les mesures mises en place :

  • Dispositif unique de réservation dans les refuges du Goûter, Tête Rousse et du Nid d’Aigle (réservations nominatives), mis en place par la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne (FFCAM).
  • Réduction du nombre de tentes au camp de base de Tête Rousse (limité à 40 personnes), qui intègre le dispositif de réservation global. 
  • Dispositif complet et coordonné entre la préfecture et le maire par des arrêtés qui seront mis en place dans les prochaines semaines. Dans ce cadre, les guides pourront être contrôlés, les campements sont interdits en dehors des 40 places du camps de base de Tête Rousse.
  • Sécurisation du couloir du Goûter et de l’ascension de l’aiguille du Goûter, par la réalisation d’un balisage luminescent, différent pour l’itinéraire de montée et l’itinéraire de descente.

Amendes encourues

  • Les sanctions pénales sont prévues à l'article L341-19 du code de l'environnement : deux ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende. 
  • Les sanctions administratives sont prévues dans le code de l'environnement : 15 000 euros d'amende au maximum et 1 500 euros d'astreinte journalière maximum.
  • Les réservations pour l'ensemble des hébergements cités se feront durant les semaines 16, 17, et 18, donc bien avant l'ouverture de la période gardée.

La préfecture insite sur le fait que Le Mont-Blanc demeure, avant tout, et qu’elle qu’en soit la voie, "une affaire d’alpinistes".

Le reportage de Denis-Vigneau, Jean-Jacques Picca et Anne-Laure Helleu
 
Nouvelle réglementation accès au Mont-Blanc


 

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