Le campus de Jacob-Bellecombette de l'université Savoie Mont Blanc a été recouvert, dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 mars, par des affiches et des tags à la gloire du Maréchal Pétain et de la Milice française. Des actes immédiatement fustigés par le parti les Écologistes des pays de Savoie dans un communiqué.
"Face à l'invasion migratoire, stop immigration". C'est ce qu'on peut lire ce lundi 25 mars sur des affiches placardées sur les murs du campus de Jacob-Bellecombette de l'université Savoie Mont-Blanc par l'Action française, un mouvement politique nationaliste et royaliste d'extrême-droite.
Des actes immédiatement fustigés dans un communiqué par le parti les Écologistes des pays de Savoie. "Ces idées fétides n’ont pas leur place en République, et encore moins dans les lieux de culture, d’émancipation et de recherche scientifique que sont nos universités", dénonce le parti.
Des tags symbole de la Milice
Les murs de l'université ont également été recouverts par des tags symbole de la Milice française. Ces actes ne sont pas isolés et font suite à différentes actions menées par l'extrême-droite sur les campus de l'université Savoie Mont-Blanc.
"Ces démonstrations de force de l’extrême-droite ne sont pas des actes anodins, ils font référence à des heures sombres de notre histoire. Ils sont une insulte aux résistants qui se sont battus contre les nazis et les miliciens et l’ont, pour beaucoup d’entre eux, payé de leur vie !", souligne le même communiqué.
Nous appelons les élus locaux et nos institutions à un sursaut pour retrouver un discours républicain.
Les Écologistes des pays de Savoie
“La Milice, la France de Vichy, ont trié parmi les citoyens français, ont envoyé à la déportation, à la mort des citoyen.nes pour leur religion, leurs idées politiques ou leur orientation sexuelle. Les miliciens étaient dans les premiers rangs pour attaquer les résistants”, ajoute Alexandra Caron-Cusey, conseillère régionale les Écologistes de Chambéry.
Dans leur communiqué, les Écologistes des pays de Savoie n'ont pas manqué d'apporter leur soutien au personnel et à l'ensemble des étudiants de l'université tout en invitant "les les élus locaux et nos institutions à un sursaut pour retrouver un discours républicain".