ETG. Humilié à Rennes (6-2), Evian s'installe en zone rouge de la Ligue 1

Evian a pris trois buts dans chaque mi-temps, à Rennes samedi 16 août. / © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Evian a pris trois buts dans chaque mi-temps, à Rennes samedi 16 août. / © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Rennes s'est rassuré en battant logiquement une bien faible équipe d'Evian (6-2), samedi 16 août à domicile lors de la 2e journée de L1, enfonçant des Savoyards déjà bien mal en point après leur déconvenue à domicile, face à Caen (0-3) le week-end dernier.

Par Mickaël Guiho, avec AFP

Les semaines se suivent et se ressemblent pour Evian-Thonon-Gaillard, qui a encore montré d'énormes lacunes défensives en encaissant à nouveau trois buts sur coups de pied arrêtés dans les 45 premières minutes de son match à Rennes, samedi 16 août pour la deuxième journée de Ligue 1.

Et comme offensivement ils n'ont pas donné trop de mal aux Bretons, ils se retrouvent bons derniers du classement, avec 0 point et une différence de but déjà négative de 7 buts. Car la défaite a été rude : 6-2.

J'ai un sentiment de honte.


L'entraîneur d'Evian Pascal Dupraz a dit sa "colère" et même sa "honte""Je ne suis pas désabusé, je suis simplement en colère, j'ai un sentiment de honte, ça c'est plus grave qu'être désabusé", a-t-il confié après le match.

Résumé du match


Deux corners parfaitement tirés par Sanjin Prcic et une jolie combinaison sur coup-franc à l'entrée de la surface de réparation, lui ont permis d'inscrire trois buts lors de la première période et de se mettre dans de bonnes dispositions.

Auteurs d'une entame de match très tonique, récompensée par une ouverture du score rapide de Ola Toivonen actif et précieux dans ses remises (1-0, 7e), les Bretons ont cependant connu un passage à vide défensif peu après la demi-heure de jeu, qui leur a coûté une égalisation de la tête de Wass, étrangement seul dans la surface (1-1, 34e).

Deux minutes plus tard, c'est Barbosa qui ratait une occasion seul face au but au point de pénalty, pour une équipe savoyarde autrement bien inoffensive.

Mais ce feu de paille a vite été éteint par le doublé du défenseur mozambicain Mexer, l'une des neuf recrues rennaises de l'été, avant que Toivonen n'éteigne définitivement tout espoir côté savoyard en début de seconde période, même si l'une de ses mains semble avoir joué un rôle non négligeable dans la qualité de son contrôle, avant de tromper Hansen d'un plat du pied (4-1, 57e).

Le public du Stade de la route de Lorient entamait même une ola après l'aggravation du score par Ntep à un quart d'heure de la fin (5-1, 76), signe que l'opération de réconciliation avec son public, encore sous le choc de la défaite en finale de la Coupe de France face à l'ennemi juré guingampais (0-2), en mai dernier, a bien démarré.

Les buts de Wass (5-2, 83), puis de Ntep (6-2, 87) permettaient à ce match d'avoir 4 buteurs, tous auteurs d'un doublé.

Images de buts
Certains des buts de la rencontre entre Rennes et Evian, samedi 16 août.

La défense encore à l'ouest


Comme à domicile la semaine dernière face à Caen, l'ETG a d'abord été lâché par sa défense. Le nombre de buts encaissés est même doublé, cette fois, à Rennes.

Je ne pensais qu'on ne pouvait pas faire pire que contre Caen.


C'est bien ce qui énerve le coach d'Evian. Frustré, de voir son équipe progresser sur une semaine dans le jeu, mais tout perdre en défense...

"Il faut sortir de cette constante à mal défendre, parce que dans le jeu, c'est une maigre consolation, mais on a quand même quelques atouts à faire valoir", a-t-il déclaré. Il explique : "Quand on revient au score à 1-1 et que tout de suite derrière on prend encore une fois un but sur coup de pied arrêté et encore un troisième avant la mi-temps, c'est très difficile de prétendre à quoi que ce soit."

Maintenant, éviter la "fessée" parisienne


Si Rennes s'est rassuré samedi, même aux frais d'un adversaire bien faible, le chantier devant lequel se trouve l'entraîneur d'Evian, Pascal Dupraz, est de taille. Et ce n'est pas la venue du PSG vendredi prochain, même privé d'Ibrahimovic, qui risque d'arranger les choses.

"Il s'agit de ne pas faire rire tout le monde, prévient Pascal Dupraz. Ce que j'attends contre le PSG c'est qu'on soit plus velléitaires que nous ne l'étions ce soir du point de vue défensif, parce que autrement, on va prendre des fessées. Et personnellement, les fessées, ça me plaît pas trop".

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