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Handicap international: une pyramide de chaussures à Annecy

© France 3 Alpes
© France 3 Alpes

Chaussons, bottes et sandales s'amoncelaient par dizaines, ce samedi 20 septembre, à Annecy, en soutien à Handicap international pour sensibiliser la population contre les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions (BASM), qui tuent et mutilent plusieurs milliers de personnes chaque année.

Par F. G avec AFP

Les chiffres font froid dans le dos. 70 pays sont encore pollués par les mines et les BASM. L'Afghanistan, le Laos, l'Irak ou le Cambodge figurent en tête de cette liste noire. 3.600 nouvelles victimes (tuées et blessées) sont enregistrées chaque année. 78% sont des civils et la moitié d'entre eux des enfants. 

Pour médiatiser l'effroyable, les pyramides de chaussures reviennent depuis 20 ans. Pour cette édition 2014, 30 villes en France se sont mobilisées, dont Annecy où une démonstration de déminage était proposée au public, invité à signer une pétition adressée aux États, 2300 personnes l'ont signée à Annecy, et à faire un don de 2 euros, le coût moyen pour "dépolluer" un mètre carré de terre contaminée.

Reportage Ariane Combes et Joëlle Ceroni
Pyramide de chaussures à Annecy
Intervenante : Céline Fayolle, directrice adjointe Handicap International

Depuis la première pyramide, Handicap international a toutefois noté des progrès. A l'époque, on comptabilisait plus de 25.000 tués et blessés par an.

Les deux traités internationaux d'Ottawa (1997) puis d'Oslo (2008), qui interdisent respectivement les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions, ont démontré leur efficacité, même s'ils n'ont toujours pas été ratifiés par des puissances comme les États-Unis, la Russie ou la Chine.

Pour cette édition, Handicap international a mis à l'honneur le Mozambique qui doit être, à la fin de l'année, "libéré des mines". Néanmoins, dans les autres points chauds du monde, "la violation du droit humanitaire international semble être devenue la règle", dénonce l'ONG qui pointe notamment "l'usage de plus en plus fréquent des armes explosives dans les zones urbaines très densément peuplées", comme en Syrie, en Ukraine ou à Gaza.

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