Haute-Savoie : ils organisent des randonnées pour apprendre à reconnaître les plantes aromatiques (et à les cuisiner)

Apprendre à reconnaître les plantes aromatiques et à les cuisiner, ça s'apprend. Photo d'illustration. / © Eric Feferberg / AFP
Apprendre à reconnaître les plantes aromatiques et à les cuisiner, ça s'apprend. Photo d'illustration. / © Eric Feferberg / AFP

Repérer, ramasser et cuisiner des herbes aromatique... pas si facile quand on n'est pas féru de botanique. C'est pourquoi Erwan et Baptiste organisent des randonnées d'initiation dans les montagnes, notamment en Haute-Savoie, et donnent des cours de cuisine pour apprendre à les utiliser.

Par M.D. avec Aurore Dupont

On les croise tous les jours, et on les considère souvent comme de la mauvaise herbe. Le lierre, la luzerne, la sauge des prés... autant de plantes comestibles, même si beaucoup de randonneurs l'ignorent. Alors comment apprendre à les reconnaître ? Passionnés de botanique et de cuisine, Erwan et Baptiste se proposent de relever le défi.

Lors de séances d'initiation, il emmène des groupes en randonnée pour aiguiser leur regard sur les plantes qui les entourent. Julien, parti marcher dans près de Vérel (Haute-Savoie) samedi 28 septembre s'étonne de "toutes ces saveurs qu'on peut retrouver juste avec des petites plantes qui sont finalement à notre portée".
 

Toucher, froisser, sentir... Mieux connaître les plantes comestibles, aromatiques et médicinales est avant tout une affaire de sens. "On peut pas progresser en restant chez soi, estime Erwan. Le but c'est d'aller dans la nature et de découvrir ces choses-là pour potentiellement, une fois un niveau certain acquis, les ramener chez soi et en faire quelque chose."

 

En cuisine !


En dehors de ses initiations, Erwan et son acolyte Baptiste se retrouvent pour tester des recettes. Première étape, la cueillette dans le champ d'à côté : "On a du plantain majeur qu'on peut ramasser", observe Baptiste. Il sera l'ingrédient de base d'une recette. Affichant un petit sac presque plein, Erwan affirme qu'il est le fruit d'"un quart d'heure de cueillette sans trop se stresser", ajoutant que le butin fera l'affaire pendant "quelques jours ou alors pour plusieurs personnes".

Dans la cuisine à base d'herbes sauvages, tout est question de dosage. Il faut savoir mélanger pour trouver le bon équilibre. "Le plantain, à cette époque de l'année, est un peu plus coriace, alors que le rumex et le pissenlit restent plutôt tendres", poursuit l'amateur de botanique.

Au menu : samoussas de plantain, rumex et pissenlits. Un plat préparé en 30 minutes qu'Erwan élabore pour rendre la cuisine aux herbes sauvages accessible au plus grand nombre. Quelques autres recettes sont à découvrir sur le site internet de l'association "Sauvage" où les deux férus de botanique listent également toutes leurs activités. Dans ce catalogue de recettes, on peut notamment découvrir un tutoriel pour préparer une limonade au lierre terrestre...
 

Mais Erwan appelle à la prudence : "Il faut se renseigner avec des ouvrages de référence, des sites, des gens qui s'y connaissent, aller sur le terrain avec des gens comme moi." Car au total, 6.000 espèces de plantes existent dans la nature, dont seulement 1.500 sont comestibles.
 
Ils organisent des randonnées pour apprendre à connaître les plantes (et à les cuisiner)

 

Pour en savoir plus...

Sorties, stages, recettes : toutes les informations sur l'association "Sauvage" d'Erwan et Baptiste sont disponible sur le site internet.

Vous pouvez également les contacter par mail (sauvages.saveurs-oubliees@outlook.com) ou par téléphone (06 35 34 84 89).

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