JO d'hiver 2030 : les Alpes françaises officiellement candidates pour "faire revenir les Jeux olympiques dans notre montagne"

La candidature française à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver 2030, portée par les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur et pilotée par le comité olympique français (CNOSF), a été déposée ce mardi 7 novembre auprès du CIO.

La France officiellement candidate à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver 2030. Ce mardi 7 novembre, les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur avec le comité olympique français (CNOSF) ont déposé leur candidature auprès du Comité international olympique (CIO).

"Aujourd'hui, nous avons franchi cette première étape qui est celle du dépôt d'un dossier. On croit en ce dossier, il est solide", s'est réjoui Laurent Wauquiez, président (Les Républicains) de la région Auvergne-Rhône-Alpes au cours d'une conférence de presse organisée ce mardi à Paris.

"Cette candidature est le fruit de notre passion pour les Alpes françaises, notre montagne, le sport et de ceux qui, trente ans après, veulent faire revenir les Jeux olympiques dans notre montagne", a-t-il poursuivi.

Quatre pôles

Au cours de cette conférence de presse, plusieurs athlètes et anciens professionnels, comme Marie Bochet, multiple médaillée paralympique, et Martin Fourcarde, légende du biathlon français, ont appuyé cette candidature : "C'est un soutien engagé qui se définit par les grandes lignes de ce dossier. 95 % des infrastructures sont existantes", a rappelé l'ancien biathlète avant d'ajouter : "Nous avons ce savoir-faire d'organisation de grands événements de sports d'hiver."

Les différentes compétitions ont été réparties dans quatre "pôles" dispersés dans les Alpes. Le "pôle Haute-Savoie" devrait accueillir les épreuves de biathlon et de ski de fond. Le "pôle Savoie" a été choisi pour le bobsleigh, le skeleton, la luge, le ski alpin et les épreuves de saut et combiné nordique.

Dans les Alpes du Sud, un "pôle briançonnais" doit concerner les épreuves de snowboard et de ski freestyle. Enfin, un pôle à Nice et sa région a été choisi pour les compétitions de cross, de curling, de patinage artistique, de short track et de hockey.

Prochaine étape fin novembre

La prochaine étape est une présentation du projet auprès du CIO le 21 novembre. La France devra alors se montrer plus persuasive que deux autres poids lourds eux aussi candidats : la Suède et la Suisse.

"C'est clairement deux vrais gros adversaires. La Suède a échoué pour 2026, mais elle possède de vrais atouts, quant à la Suisse, c'est aussi un candidat très sérieux. Ça risque d'être serré", estime une source proche des arcanes olympiques.

Dans près de trois semaines, le CIO décidera lors d'une commission exécutive, du 28 novembre au 1er décembre, d'entrer en phase de dialogue ou non avec les candidats. Une première étape déjà décisive.

Le choix définitif interviendra ensuite lors d'une session du CIO en 2024, peut-être celle prévue en juillet à Paris si la France n'est plus dans le jeu, ou lors d'une session fixée hors de France si elle est toujours en lice.

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