Le médicament, ce micropolluant de l'eau étudié en Haute-Savoie

Le ministère de l'Ecologie a récemment attribué 1 million d'euros pour l'étude des micropolluants en Haute-Savoie. Au coeur de ce projet, l'impact des rejets médicamenteux. 

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Nom de code: "Sipibel-Rilact". Ce projet, aujourd'hui soutenu par le ministère de l'Ecologie, est né au moment de la construction du centre hospitalier Alpes-Léman, à Contamine-sur-Arve, en 2010. A l'époque, la préfecture de Haute-Savoie avait imposé au syndicat des eaux des Rocailles et de Bellecombe de traiter séparément les rejets de l'hôpital et les effluents urbains. Le GRAIE, Groupe de Recherche Rhône-Alpes sur les Infrastructures et l'Eau, avait été chargé de suivre ces rejets.

Cette surveillance a curieusement permis de rebondir sur d'autres problématiques. En 2012, un suivi de 14 médicaments, détergents, désinfectants et polluants classiques a été réalisé. Il a prouvé que les rejets de médicaments dans les eaux usées proviennent davantage des réseaux urbains que de l'hôpital!

   >>> Lire aussi : La Haute-Savoie en pointe de la recherche sur les micropolluants (Acteurs de l'économie)

Le financement supplémentaire décroché aujourd'hui devrait permettre d'identifier les risques liés à ces micropolluants de plus en plus répandus. 

Reportage de Cédric Lepoittevin et Christian Mathieu
Intervenants : Etienne Mauget directeur des services techniques et des travaux - Centre hospitalier Alpes Léman ; Jean-François Ciclet Président du syndicat des Rocailles et de Bellecombe ; Arnaud Le Bars Responsable des services des stations d'épuration du syndicat SRB

La chasse aux micropolluants

L'origine de ces produits est multiple: rejet lié à la consommation, essentiellement dans les urines et les excréments; rejet accidentel ou volontaire de médicaments non utilisés... Même si les concentrations dans l'eau sont très faibles, il est démontré que certains de ces résidus pharmaceutiques ont des effets mesurables sur différentes espèces aquatiques (en particulier poissons et batraciens). Quelles peuvent donc être les conséquences pour l’homme.

Ces micropolluants liés aux médicaments échappent aux stations d'épuration. Alors pour limiter la pollution de l'eau, il est important de se rappeler qu'il ne faut pas se débarrasser des médicaments inutilisés en les jetant dans son lavabo! Le site internet Méli Mélo donne d'autres conseils dans une websérie qui traite avec humour des vraies questions autour de l'eau potable! 


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