Saint-Jean-de-Maurienne, la manif des "Rio Tinto"

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Les métallos ont manifesté dans les rues de St Jean pour en savoir plus sur l'avenir de l'usine d'aluminium

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St-Jean-de-Maurienne (73) : La bataille du maire

Le 10 novembre, les salariés de Rio Tinto Alcan manifestent à St-Jean-de-Maurienne. Au coeur de leurs inquiètudes, la négociation en cours du tarif d'électricité avec EDF et l'Etat. Rencontre avec le maire de St-Jean, Pierre-Marie Charvoz.

Rio Tinto négocie actuellement un tarif préférentiel EDF auprès du Gouvernement. Les salariés réclament plus d'information sur cette discussion déterminante pour la survie du site mauriennais.

L'électricité représente en effet jusqu'à 40 % du prix de revient de l'aluminium, la production majeure de l'usine de St Jean de Maurienne.

Selon le maire de St Jean de Maurienne, le Gouvernement est mobilisé pour défendre la production d'aluminium en France, en particulier en Maurienne.

Le maire, conseiller général et suppléant du député Bouvard, imagine même un nouveau développement du site, à condition que l'industriel bénéficie toujours d'une énergie peu chère. 

Le groupe Péchiney, prédécesseur de RTA, avait aidé EDF à financer une centrale nucléaire, en échange d'un tarif avantageux, il y a une trentaine d'années.

Ce contrat arrive à échéance en 2012.

En 1982, déja, l'usine de Maurienne a failli disparaître. Une délégation d'élus avait obtenu sa survie, et même sa modernisation. De nouvelles cuves, moins polluantes, parmi les plus puissantes du monde. Péchiney-Ugine-Kühlman, nationalisé, devenait Aluminium Péchiney.

Le groupe, privatisé avec le retour de la droite, est racheté par le canadien Alcan en 2003. 600 emplois sont supprimés en France. Sauf à St Jean de Maurienne, qualifié alors de "pôle technologique". Début 2008, Alcan est absorbé par Rio Tinto, le géant minier qui emploie 77 000 personnes dans plus de 40 pays. Mais l'aluminium n'est pas forcément la priorité de Rio Tinto.

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