La préfecture avait pris la décision de suspendre compter du 1er mai, dans le département de l'Isère le 115, le numéro vert d'appel pour les sans-abri. Elle a invoqué des "difficultés financières". Mais devant l'émoi des associations, elle a décidé de faire machine arrière.
Reportage. Le courrier a été envoyé à toutes les associations d'entraide aux sans-abri. A compter du 1er mai, le 115 ne fonctionnera qu'entre 7h du matin et minuit. Au-delà, il faudra appeler les autres services d'urgence, le 18 ou le 15. Le préfet de l'Isère a invoqué des "difficultés financières sans précédent liées au manque de crédit".La raison principale invoquée par la préfecture est la baisse des appels nocturnes : trois appels au-delà de minuit, selon elle, ce qui ne justifierait pas de maintenir des opérateurs. Le coût serait de 15.000 euros par mois.
Mais cétait sans compter la réaction des associations. Devant l'émoi que suscite sa décision, la préfecture a fait finalement machine arrière et maintient le 115 vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Elle promet une concertation avec les associations.
Le député socialiste Olivier Véran s'est également saisi du dossier. Sur son site internet, il a "demandé au préfet de l’Isère de suspendre cette décision, le temps nécessaire à ce qu’une telle réflexion soit conduite". Il s'est également engagé à essayer d’obtenir auprès de la ministre en charge du logement un abondement de crédits permettant de financer cette prolongation d’activité.
Reportage de Xavier Schmidtt, Didier Albrand et Sophie Villatte
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Intervenant: Stéphane Gemmani, président du Samu social de Grenoble