Covid-19 : le variant Delta se diffuse de manière "plus soutenue" en Isère

Dans son dernier point épidémiologique, Santé publique France note que le variant Delta du Covid-19 se diffuse de façon "plus soutenue" qu'ailleurs en Isère, Bas-Rhin et dans les Landes. 

Le centre de vaccination de l'aéroport Grenoble Alpes en Isère.
Le centre de vaccination de l'aéroport Grenoble Alpes en Isère. © Mourad ALLILI / MAXPPP

Le variant Delta, dit parfois "indien", du Covid-19 continue à se diffuser en France. Dans son point épidémiologique hebdomadaire du 24 juin, Santé publique France note que la part du variant Delta grimpe à 7% des nouveaux cas de coronavirus dans son enquête flash du 8 juin. Ce variant "indien", plus contagieux que le variant britannique, est signalé de manière hétérogène en France. Si le département des Landes est très touché, des foyers ont également été détectés dans le département de l'Isère, qui est qualifié de zone de diffusion "plus soutenue" par Santé publique France.

"Des cas sporadiques sont maintenant rapportés dans la majorité des régions métropolitaines, et on observe en conséquence une augmentation du nombre de clusters et de foyers de transmission localisée (Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur), mais également des zones de diffusion plus soutenue comme en Nouvelle-Aquitaine (Landes), dans le Grand Est (Bas-Rhin) et en Auvergne-Rhône-Alpes (Isère)", peut-on lire dans le bulletin épidémiologique du 24 juin. 

 

"Ce variant est une alerte"

Un cluster du variant Delta a notamment été repéré dans le nord de l'Isère. Ce foyer, "on le surveille de près", note le professeur Olivier Epaulard, infectiologue au CHU de Grenoble. Le médecin ne veut cependant pas tirer la sonnette d'alarme concernant le variant Delta. "Ce variant est une alerte, mais il ne remet rien en cause. Les vaccins sont efficaces contre ce variant, même si c'est vrai qu'il est un peu plus contagieux. Ce ne sont pas les variants qui sont problématiques, mais la non-vaccination d'une partie de la population. À force d'avoir des variants qui circulent, on risque d'avoir un variant plus dangereux", analyse le professeur Epaulard. 

Au CHU de Grenoble, l'infectiologue constate que la très grande majorité des personnes hospitalisées à cause du Covid-19 sont des individus non vaccinés. "Si le nombre de nouveaux cas remonte au Royaume-Uni, c'est qu'il n'y a pas assez de personnes vaccinées", conclut-il. En Isère, l'avancée du variant Delta est tout de même scrutée de près. 

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