Affaire de Gap : mis en examen "pour meurtre sur ascendant" le jeune fils de 16 ans "garde le silence"

Le jeune mineur de 16 ans a été ce mercredi 28 octobre mis en examen "pour meurtre sur ascendant", et placé en détention provisoire, annonce ce soir le Parquet de Grenoble. Alors qu'il avait reconnu avoir tué sa mère à son domicile dans les Hautes-Alpes, il a devant le juge... "gardé le silence"
 

Palais de justice de Grenoble.
Palais de justice de Grenoble. © Jean-François SOUCHET / Max PPP
"Le mineur a été mis en examen "pour meurtre sur ascendant". Il a gardé le silence lors de l’interrogatoire de première comparution et il vient d'être placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention". précise ce soir Eric Vaillant, le procureur de la République de Grenoble. 

C'est en effet le pôle criminel de Grenoble, saisi par le procureur de Gap, qui est désormais en charge de cette affaire de meurtre.

Le drame s'est déroulé à Montgardin dans les Hautes-Alpes. Le corps sans vie de Martine Bertrand a été découvert hier après-midi à son domicile. " Son fils, âgé de 16 ans a reconnu ce mercredi 28 octobre en garde à vue avoir tué sa mère", a indiqué le parquet de Gap.

Une enquête pour "disparition inquiétante" avait été ouverte la veille alors que la quinquagénaire n'était pas joignable depuis près d'une semaine. Les gendarmes cherchaient à la joindre, en tant que représentant légal, car son fils avait été interpellé à Briançon, lundi, en possession de près de 30 grammes d'herbe de cannabis et placé en garde à vue. 

L'adolescent a été notamment trouvé en possession du téléphone portable et de la carte bancaire de sa mère.

La victime, âgée de 57 ans, était l'ancienne cheffe du Renseignement territorial des Hautes-Alpes, à la retraite depuis cet été. "Son corps a été retrouvé coincé entre une porte-fenêtre et un volet, la tête recouverte d'un sac plastique, une laisse de chien et un câble électrique enroulés autour de son cou". avait indiqué le parquet de Gap qui s'est dessaisi au profit du parquet de Grenoble.
 
Déféré dans l'après-midi devant un juge d'instruction de Grenoble, "il a gardé le silence".  Une autopsie du corps de la victime est prévue dans les prochains jours à l'Institut médico-légal (IML) de Grenoble. 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers justice