Un fils de 16 ans reconnaît avoir tué sa mère, ancienne policière, le procureur de Gap saisit le parquet de Grenoble

Le drame s'est déroulé à Montgardin dans les Hautes-Alpes. Le corps sans vie de Martine Bertrand a été découvert hier après-midi à son domicile. Son fils de 16 ans s'est accusé du meurtre. Il sera déféré ce mercredi 28 octobre devant un juge de Grenoble

Palais de justice de Grenoble
Palais de justice de Grenoble © I.G @ France 3 Alpes
Le fils de 16 ans de l'ancienne cheffe du Renseignement territorial des Hautes-Alpes, retrouvée morte à son domicile, a reconnu ce mercredi 28 octobre en garde à vue avoir tué sa mère", a indiqué le parquet de Gap.

L'adolescent, né en septembre 2004, "a reconnu avoir tué sa mère dans des circonstances qui devront être précisées au regard notamment des éléments médicaux légaux et de l'autopsie", a souligné le procureur de la République de Gap, Florent Crouhy. 

"Le mineur est en garde à vue depuis mardi soir pour homicide", a précisé le procureur. L'adolescent a été notamment trouvé en possession du téléphone portable et de la carte bancaire de sa mère.

La victime, âgée de 57 ans, a été retrouvée morte mardi à son domicile du village de Montgardin près de Gap. "Le corps de la policière, retraitée depuis cet été, était coincé entre une porte-fenêtre et un volet, la tête recouverte d'un sac plastique, une laisse de chien et un câble électrique étaient enroulés autour de son cou".

 

Une enquête pour "disparition inquiétante" avait été ouverte la veille

 

Une enquête pour "disparition inquiétante" avait été ouverte la veille alors que la quinquagénaire n'était pas joignable depuis près d'une semaine. 

Les gendarmes cherchaient à la joindre, en tant que représentant légal, car son fils avait été interpellé à Briançon, lundi, en possession de près de 30 grammes d'herbe de cannabis et placé en garde à vue. 

"Compte tenu du lieu de la découverte du corps et de sa position, l'intervention d'un tiers ne fait aucun doute", avait indiqué mardi soir le procureur de la République de Gap. "La victime aurait été tuée sur place et le corps a été visiblement manipulé", avait aussi souligné une source proche du dossier. 

Ouverte par le parquet de Gap pour homicide volontaire, l'enquête a été menée par la Section de recherches (SR) de la gendarmerie de Marseille, co-saisie avec la Brigade de recherches (BR) de Gap et la brigade locale de la gendarmerie de Chorges.

 

Le pôle criminel du Parquet de Grenoble saisi


Florent Crouhy, procureur de la République de Gap a annoncé  "se dessaisir au profit du pôle criminel du parquet de Grenoble", auprès de qui le meurtrier présumé sera déféré dans l'après-midi.

L'adolescent doit être présenté à un magistrat du pôle criminel de Grenoble en vue d'une probable mise en examen par un juge d'instruction.

Une autopsie du corps de la victime est prévue dans les prochains jours à l'Institut médico-légal (IML) de Grenoble. 
  










 
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