Gastronomie : plats simples et décor style "art nouveau", le retour des bouillons a gagné Grenoble

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Écrit par A.B avec Marie-Charlotte Perrier

Un bouillon, ces adresses populaires à Paris qui reprennent les codes des restaurants du XIXe siècle, a ouvert ses portes au mois de mai à Grenoble. L'adresse espère reprendre la même formule qu'à l'époque : proposer des plats simples accessibles à tous.

Banquettes, luminaires, grandes tablées et décor d'une autre époque. Tous les codes du restaurant populaire à la française sont là. En vogue à Paris, les bouillons débarquent à Grenoble avec une première adresse située place Nelson Mandela.

A l’origine du projet : le chef doublement étoilé, Christophe Aribert qui s’est inspiré des bouillons parisiens. Nés au XIXe siècle, ces établissements proposaient aux ouvriers des Halles un plat unique : des bas morceaux de viandes cuits dans un bouillon.

Gastronomie : plats simples et décor style "art nouveau", le retour des bouillons a gagné Grenoble ©FTV

La tradition s’est perpétuée au fil des décennies avec des plats simples, pas chers, servis dans un décor style Art nouveau. A Grenoble, le restaurant ne sert pas de bouillon, mais des plats indémodables et régressifs, comme la blanquette, les coquillettes au jambon, à des prix attractifs. Et avec la touche d'un chef 2 étoiles.

Une adresse pour tous ?

"Je pense que ça s'adresse à tout le monde. La colonne vertébrale d'un bouillon, c'est le prix. Et là le tarif, c'est 3,50 euros l'œuf mayonnaise. Ca s'adresse à tout le monde, aux bourses moyennes, aux 'bobos', aux gens qui ont beaucoup d'argent. C'est l'idée du challenge : attirer tout le monde au même endroit", explique le chef grenoblois.

En cuisine, Jonathan Faltas, chef du restaurant, en donne comme exemple le poireau vinaigrette de la maison : "On travaille sur un pesto avec une noix de Grenoble torréfiée et un peu d'acidité que l'on apporte avec les pickles d'oignon. On essaye de travailler en matière et en texture sur des produits simples."

Dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat, les bouillons captent une nouvelle clientèle, plus d’un siècle après leur création, à Paris comme à Grenoble.