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Municipales à Grenoble : Alain Carignon “ne veut l’investiture d’aucun parti politique”

L'ancien maire de Grenoble et ancien ministre, Alain Carignon, prononce un discours lors d'un "Forum des citoyens" organisé par son nouveau mouvement politique "Société civile avec les citoyens", à Grenoble, le 8 septembre 2018. / © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
L'ancien maire de Grenoble et ancien ministre, Alain Carignon, prononce un discours lors d'un "Forum des citoyens" organisé par son nouveau mouvement politique "Société civile avec les citoyens", à Grenoble, le 8 septembre 2018. / © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Lors du tournage de l’émission «Dimanche en Politique », diffusée ce 10 mars à 11h 30, l’ancien maire de Grenoble a affirmé qu’il ne solliciterait pas l’investiture de son parti. Alain Carignon entend s’appuyer sur la société civile en vue des élections de mars 2020.
 

Par France 3 Alpes

L’ancien maire fait donc un pas de plus vers l’officialisation de sa candidature aux élections municipales de mars 2020. Ce mercredi, lors du tournage de l’émission «Dimanche en Politique » diffusée sur France 3 Alpes ce 10 mars à 11h 30, Alain Carignon a déclaré : « Si je suis candidat, je ne solliciterai l’investiture d’aucun parti politique ». Et d’ajouter : « J’appartiens à la famille gaulliste depuis mon premier engagement, je suis membre des Républicains, la totalité des responsables Républicains grenoblois soutiennent ma démarche et il serait naturel que ma formation politique la soutienne aussi. Mais il est exclu que les citoyens qui appartiennent à la société civile de Grenoble se soumettent à des desiderata d’une commission nationale d’investiture »
 
Municipales à Grenoble : Alain Carignon “ne veut l’investiture d’aucun parti politique”
 


"Grenoble a besoin de Laurent Wauquiez..."


En clair, Alain Carignon ne veut pas se couper de ceux qui le soutiennent depuis maintenant deux ans. Des commerçants, des professions libérales, qui font campagne avec lui au quotidien et sur lesquels l’ancien maire entend s’appuyer pour reconquérir l’Hôtel de ville. Surtout, en se plaçant ainsi en dehors du jeu traditionnel des partis, Alain Carignon espère sans doute rompre avec « l’ancien monde » politique auquel il appartient pourtant, lui qui fut élu maire pour la première fois il y a 36 ans.

Enfin, en déclarant ainsi et aussi tôt son envie d’indépendance, il entend imposer sa propre stratégie à son camp et couper l’herbe sous le pied de ceux qui, au sein des Républicains, réfléchissent encore à une candidature pour lui faire barrage.


"... mais la société civile entend demeurer libre"


Ce qui n’empêche pas Alain Carignon de soigner les siens en expliquant, par exemple : « Bien entendu, Grenoble a besoin de Laurent Wauquiez (président du parti et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, NDLR) et de son dynamisme pour tous les grands dossiers qui sont en panne ». Et de préciser, immédiatement après : « Mais les 80 membres de la société civile déjà engagés publiquement entendent demeurer totalement libres pour leur projet, totalement libres en ce qui concerne la composition de l’équipe, c’est l’engagement qu’ils prennent devant les Grenoblois ».

Une stratégie du « en même-temps » digne de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron : ne pas fâcher son parti tout en s’en détachant au maximum pour faire oublier la mauvaise image des Républicains et jouer la carte de la modernité… S’il n’a pas encore prononcé officiellement sa candidature, celle-ci ne fait donc plus aucun doute. La stratégie est déjà en place. Et elle risque fort de secouer la droite locale. En cela, Alain Carignon reste fidèle à lui-même. Lui qui a toujours aimé jouer les trublions au sein de sa famille politique. 
 

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