Six personnes interpellées pour association de malfaiteurs devant un terrain de la SNCF, près de Grenoble

Six personnes qui auraient effectué des repérages en vue de créer une ZAD à Saint-Martin-le-Vinoux, près de Grenoble, ont été interpellées dans la nuit de samedi à dimanche, annonce le parquet. Elles s'opposeraient à un projet immobilier sur le jardin de la Buisserate.

Les six personnes interpellées affirment avoir voulu s'opposer à un projet immobilier
Les six personnes interpellées affirment avoir voulu s'opposer à un projet immobilier © Google Earth
Six personnes ont été interpellées par la Brigade anti-criminalité de Grenoble dans la nuit de samedi à dimanche 6 septembre. Elles ont été appréhendées "devant une clôture délimitant la zone de fret de la SNCF" à Saint-Martin-le-Vinoux (Isère), indique le procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant. "Il s’agirait d’une opposition à un projet immobilier sur le site de la (Buisserate)", ajoute le magistrat dans un communiqué.

Les mis en cause, trois hommes et trois femmes âgés de 21 à 29 ans, sont en cours de défèrement devant un juge d'instruction pour "association de malfaiteurs en vue de commettre des dégradations", "tentative d’installation en réunion sur le terrain d’autrui" et, pour l’un d’entre eux, "refus de se soumettre aux prélèvements signalétiques". L'enquête a été confiée à l’antenne de police judiciaire de Grenoble et à la section de recherches de la gendarmerie.

 

Projet immobilier controversé


Les suspects, qui ont tous un casier judiciaire vierge, encourent une peine d'emprisonnement, selon le procureur. Ils ont reconnu devant les enquêteurs "être (venus) en repérage en vue de créer une ZAD (zone à défendre, NDLR) pour s’opposer à un projet immobilier conduisant à la suppression de jardins collectifs à proximité du lieu de leur interpellation", poursuit-il.

Ce projet prévoit la construction d'immeubles sur l'actuel jardin de la Buisserate, quelques milliers de mètres carrés d'espaces verts qui seraient drastiquement réduits pour les besoins d'un projet immobilier. Quatre immeubles comprenant 90 logements, dont des logements sociaux, doivent y sortir de terre.

Le parquet de Grenoble "sollicite (le) placement sous contrôle judiciaire (des mis en cause) assorti de plusieurs obligations", dont un pointage une fois par semaine à la police ou gendarmerie, l'obligation de travailler ou de suivre une formation ou encore l'interdiction d’entrer en contact avec les autres mis en examen. Les défèrements sont en cours, la décision du juge d'instruction doit être connue prochainement.

 
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