Ce lundi 6 novembre 2017, cinq parlementaires LREM de l’Isère ont visité la prison de Varces dans le cadre d’une opération nationale à l'initiative de la commission des lois de l'assemblée nationale. Une opération de communication selon Alain Chevallier du syndicat UFAP UNSA prison.
Ils se sont déplacés en groupe.
Ce lundi 6 novembre 2017, quatre députés LREM de l’Isère et un sénateur ont visité la prison de Varces.
Caroline Abadie (députée de la 8è circ.), Jean-Charles Colas-Roy (député de la 2è circ.), Emilie Chalas (députée de la 3è circ.), Catherine Kamowski (députée de la 5è circ.) et le sénateur Didier Rambaud étaient présents.
Cette visite était organisée à l'initiative de la commission des lois de l'assemblée nationale dans le cadre d’une opération nationale.
Les députés de l’Isère ont largement communiqué, via notamment leurs pages Facebook ou Twitter, sur cette visite à la prison de Varces qui s’est poursuivie au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier pour Emilie Chalas et Caroline Abadie.
Sur sa page Facebook, Emilie Chalas fait son rapport : « Avec ces visites je suis pleinement consciente que cette rénovation impliquera d'investir davantage dans les établissements et le personnel (…) Pour autant la rénovation ne viendra pas que de moyens complémentaires (…) il faudra repenser la politique RH dans l'administration pénitentiaire (…) Il faudra également renforcer les partenariats à commencer avec les collectivités locales, notamment Département et Région, qui trop souvent se désengagent de leurs rôles. On doit aussi nouer des partenariats avec le secteur privé afin notamment de rendre le travail en prison plus attractif pour les entreprises. »
Ces pistes et d’autres seront évoqués à l’Assemblée lors de la prochaine commission des lois ce mercredi 8 novembre.
Ca n'a jamais rien changé
Mais Alain Chevallier du syndicat UFAP UNSA Prison est sceptique. Pour lui, ces visites organisées régulièrement ne sont que de la poudre aux yeux.
« Ils font leur publicité » déplore le syndicaliste qui encourageait les parlementaires à faire valoir leur droit de visite en prison pendant des années avant de se rendre compte que « ça n’a jamais rien fait avancer ».
« Ils préviennent de leur venue. On balise la visite » précise Alain Chevallier qui regrette de n'avoir pas pu discuter avec les élus.
Il espère malgré tout le changement car la situation pour les personnels des établissements pénitentiaires est particulièrement difficile en raison notamment de la surpopulation carcérale et du manque d'effectifs.
Au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier, par exemple, il y a aujourd'hui 296 détenus pour 192 places. Alain Chevallier dénonce "une gestion catastrophique" avec un nombre d'agression qui ne cesse d'augmenter. Déjà 50 agressions à Saint-Quentin et une prise d'otage en 2017 et l'année n'est pas terminée.
L'an passé, 85 agressions avaient été recensées dans l'établissement. Plus de 2.500 dans toutes les prisons de France.