Incendie d'Hager Security à Crolles : “aucune toxicité mesurée”, selon la préfecture de l'Isère

Un entrepôt de l'entreprise Hager Security était en proie aux flammes dans la soirée du mercredi 10 juillet. / © Aurélie Massait Salamanca / France 3 Alpes
Un entrepôt de l'entreprise Hager Security était en proie aux flammes dans la soirée du mercredi 10 juillet. / © Aurélie Massait Salamanca / France 3 Alpes

Après l'incendie des locaux du fabricant de matériel électrique Hager Security à Crolles (Isère) mercredi 10 juillet, "aucune toxicité [n'a été] mesurée" selon la préfecture. Plusieurs centaines de personnes vont se retrouver au chômage technique pour une durée encore indéterminée.

Par Margot Desmas

Les pompiers ont été mobilisés une grande partie de la nuit pour maîtriser l'incendie des locaux d'Hager Security à Crolles (Isère), mercredi 10 juillet. Les flammes se sont déclarées autour de 19 heures dans un entrepôt du fabricant de matériel électrique et ont pu être éteintes autour de 1 heure du matin ce jeudi.
 

L'intervention est toujours en cours, des opérations de déblaiement doivent encore être menées, indique-t-on au SDIS de l'Isère. L'incendie a fait l'objet d'une grande vigilance des autorités en raison des activités de l'entreprise. "Afin de s’assurer qu’aucune pollution nocive pour la population ou l’environnement n’est causée par cet incendie, les spécialistes du risque chimique du SDIS ont procédé à plusieurs reprises, au cours de la nuit, à des mesures atmosphériques à différents points géographiques à Crolles mais aussi sur une périphérie plus large", explique la préfecture.

 

Chômage technique pour 270 employés


Selon les services de l'Etat, "aucune de ces mesures n’a relevé de toxicité dans l’atmosphère". Au plus fort de l'intervention, une centaine de pompiers était sur place et ont notamment rencontré des problèmes d'approvisionnement en eau. La propagation à la partie administrative du bâtiment a pu être limitée.

L'entreprise qui emploie 370 personnes devra tout de même cesser temporairement son activité à cause des dégâts. Une centaine de personnes travaillant dans la branche administrative pourront reprendre le travail dans les jours à venir, selon les sapeurs-pompiers. Mais le reste des salariés, soit près de 270 personnes, reste au chômage technique pour une durée encore indéterminée.

L'origine du feu doit encore être déterminée par l'enquête de gendarmerie, mais selon une employée présente au moment des faits, "des piles au lithium auraient explosé".

 

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