Isère : 200 personnes rassemblées lors d'une "free party" cette nuit à Saint-Marcellin

Une fête "sauvage" s'est déroulée cette nuit dans la commune de Saint-Marcellin, en Isère. Plusieurs dizaines de personnes se sont réunies dans un ancien entrepôt désaffecté pour danser. Plus d'une centaine d'entre elles ont été verbalisées ce dimanche pour infraction au confinement.
Capture d'écran Facebook
Capture d'écran Facebook
Environ 200 personnes ont participé cette nuit à une "free party" à Saint-Marcellin, en Isère.

Des dizaines de personnes sont venues danser dans une ancienne usine de la commune, suite à un appel lancé sur les réseaux sociaux.

"On a vu des petits groupes arriver, guidés par leur téléphone portable", raconte le maire Raphaël Mocellin. "C'était vraiment impressionnant, il y avait un brasero énorme, du bruit, encore du bruit et des cris", ajoute l'édile.

Les forces de l'ordre ont essuyé quelques jets de pierres en début de soirée, lors d'une prise de contact avec le groupe, sans que ceux-ci ne fassent de blessés dans les rangs des gendarmes.

"Exercer le droit de danser librement"

Les participants à la fête ont procédé à deux reprises à des tirs de feux d'artifice, en l'air.

Visiblement, ils souhaitaient exercer leur "droit à danser librement".

"La planète appartient à tout le monde, on veut la liberté",
a ainsi déclaré l'une des participantes lors d'une conversation avec le maire, rapporte Raphaël Mocellin.
 

Plus de 120 verbalisations pour non-respect du confinement

Les conditions n'étant pas réunies pour procéder à une évacuation "dans de bonnes conditions de sécurité", les gendarmes de Saint-Marcellin ont attendu la dispersion des danseurs ce dimanche matin à 11h30 pour procéder à des verbalisations.

La fête s'est achevée lorsque les organisateurs ont mis le feu à leur sono.

"C'est cocasse et paradoxal parce qu'ils ont laissé le site propre après avoir monté des barricades pour nous empêcher d'y accéder", s'étonne Rapahël Mocellin. 

Près de 120 procès-verbaux ont été dressés, notamment, pour infraction au confinement.

Le propriétaire des lieux a décidé de porter plainte. La mairie devrait faire de même pour tapage nocturne.

Une enquête a été ouverte par la compagnie de gendarmerie de Saint-Marcellin.
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
confinement faits divers société coronavirus/covid-19