L'activité de la Compagnie des Alpes divisée par cinq au premier trimestre, plombée par la crise du Covid-19

La Compagnie des Alpes affiche des résultats en baisse du fait de la crise du Covid-19. Ses activités, notamment dans les stations de ski, ont été paralysées par les restrictions sanitaires.

Une activité plombée par la crise sanitaire. Leader mondial de l'exploitation des domaines skiables, la Compagnie des Alpes a vu son chiffre d'affaires divisé par cinq au premier trimestre 2020-2021. D'octobre à décembre, le chiffre d'affaires est tombé à 26,9 millions d'euros, contre 143,6 millions d'euros sur la même période de l'exercice précédent, soit un recul de 81,3%. Ses activités dans les parcs de loisirs comme dans les stations de ski ont été paralysées par la pandémie de Covid-19. "Des résultats qui traduisent la crise sanitaire", selon Dominique Marcel, PDG du groupe. 

"Les domaines skiables ou les parcs de loisirs qui auraient dû être ouverts sur cette période n'ont pu l'être que pendant quelques jours au mois d'octobre, la quasi-totalité des sites étant restés fermés depuis", a rappelé le groupe dans un communiqué. La Compagnie des Alpes exploite dix grands domaines tels que Méribel, Tignes-Val d'Isère ou Les Arcs-La Plagne, ainsi que des parcs d'attraction et musées, à l'image du parc Wallibi en Isère.

Conséquence, l'activité des domaines skiables accuse une chute de 97% au premier trimestre de l'exercice décalé, avec un chiffre d'affaires de 1,8 million d'euros contre 60,1 millions d'euros sur la même période de l'exercice précédent. Le chiffre d'affaires des parcs de loisirs, lui aussi sapé par la crise sanitaire, chute lui de 69,3% à 24,7 millions d'euros, contre 80,5 millions d'euros un an plus tôt.

 

"Rebond"

Après une saison d'Halloween déjà perturbée par les restrictions sanitaires, les parcs français, belges, autrichiens et néerlandais ont dû fermer à la demande des autorités, dès la fin du mois d'octobre. La période de Noël, qui avait représenté l'an dernier un chiffre d'affaires de plus de 21 millions d'euros, n'a donc rien rapporté en 2020.

Le groupe, qui a annoncé avoir "renforcé sa trésorerie" grâce à un deuxième prêt garanti par l'État de 269 millions d'euros, le 23 décembre dernier, se dit "confiant dans sa capacité à couvrir ses besoins de trésorerie jusqu'à la fin de l'année civile 2021, même dans des scenarii très dégradés" et confiant en sa capacité de "rebond" dès que la période sera plus propice.

 

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