REPLAY. Laurent Wauquiez invité de Dimanche en Politique en Auvergne : ce qu’il faut retenir

Laurent Wauquiez, président du Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes sur le plateau de Dimanche en Politique / © Cyrille Genet - France 3 Auvergne
Laurent Wauquiez, président du Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes sur le plateau de Dimanche en Politique / © Cyrille Genet - France 3 Auvergne

Le Président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez était l’invité dimanche 19 janvier 2020 de l’émission Dimanche en Politique. L’occasion de l’interroger sur les dossiers des transports, du développement économique et de la fusion des régions.

Par Cyrille Genet

Voilà 4 ans que les régions françaises ont fusionné passant de 22 à 13. Depuis le 1er janvier 2016, Auvergne et Rhône-Alpes partagent leurs ressources et leur avenir au sein de la 2ème région de France pour ce qui est de la population. Laurent Wauquiez (LR) en assure la présidence pour encore plus d’une année puisque les prochaines élections auront lieu au printemps 2021.

Mais avant, il y a l’échéance des municipales. En Auvergne, la rumeur d’une candidature au Puy-en-Velay sur la liste du maire sortant Michel Chapuis se fait plus présente à 2 mois du premier tour en mars 2020. Interrogé sur cette éventualité, il reste (presque) énigmatique : "Je ne vais pas vous répondre ici, cette annonce je la ferais chez moi au Puy-en-Velay et avec Michel Chapuis, le Maire qui fait un très beau travail. Mais il y a une chose qui compte pour moi, je suis un élu auvergnat et je resterai un élu Auvergnat"dit-il.

Accompagner toutes les mobilités

Parmi les compétences accordées aux régions, il en est une qui impacte particulièrement le quotidien de leurs habitants : les transports inter urbains. A titre d’exemple, chaque jour en Auvergne-Rhône-Alpes 2,3 millions d’actifs parcourent 50 millions de kilomètres pour aller travailler. Et dès 2022, la mise en concurrence des opérateurs TER sera possible, le Président du Conseil régional compte-t-il challenger la SNCF ? "Aujourd’hui, ce n’est pas ma priorité l’ouverture à la concurrence parce que je ne suis pas convaincu que c’est la baguette magique pour améliorer les choses. Et pour l’instant la priorité c’est de mettre la pression sur la SNCF, y compris parfois sur des petites choses, mais qui comptent pour nos habitants : il y a eu les grèves ; la SNCF ne s’apprêtait pas à rembourser les abonnements… on leur a dit : les trains n’étaient pas là, vous ne pouvez pas faire payer, et ça veut dire qu’on a eu et qu’on a arraché le remboursement intégral des abonnements pendant cette période".

Et en matière de nouvelles mobilités, il prône les initiatives innovantes : "On a mis en place le taxi à la demande, vous appelez une ligne de téléphone qui dépend de chaque département et vous avez la possibilité de commander un taxi à la demande au prix d’un billet de car, et la région compense".

Défendre l’emploi

L’emploi est une des compétences où les régions ont entière liberté pour organiser leurs actions. Alors que 24 450 entreprises ont été créées au cours du 3ème trimestre 2019 en Auvergne-Rhône-Alpes selon l'INSEE, l’actualité est marquée par ces entreprises qui vont mal et se tournent vers la région : les ACC à Clermont-Ferrand (272 emplois dont 225 maintenus), Luxfer à Gerzat (120 des 136 salariés licenciés), Diétal à Saint-Georges-de-Mons  (70 emplois menacés sur 210), la sucrerie Bourdon liquidée (90 salariés ont perdu leur emploi), MSD à Riom (un plan de restructuration touchant 200 des 584 emplois).

"En Auvergne parfois on sous-estime nos forces et nos réussites" répond Laurent Wauquiez, "le chômage c’est 8,6% en France, 7,4% en Auvergne-Rhône-Alpes, on est une des régions qui réussit le mieux et 7,1% en Auvergne. Je veux que l’on se batte toujours en disant qu’on peut y arriver.
Pour MSD, l’objectif c’est de trouver un repreneur qui permette de consolider l’emploi… Dans ma bataille comme président de région, je me bats toujours pour que l’Auvergne ne soit jamais oubliée, pour ramener le maximum de projets chez nous
".
 

Le bilan de la fusion des régions

Les personnes interviewées  lors de la préparation de l’émission place de Jaude à Clermont-Ferrand pensent que la fusion des régions est une opération positive, mais la jugent compliquée.

Prenant comme exemple les changements en matière de carte jeune (le Pass’Région dédié à tous les lycéens et apprentis), la gestion des lycées et la santé il précise que "grâce à l’argent que l’on a maintenant dans cette grande région, on a pu doubler en 4 ans le nombre de maisons de santé, et principalement sur nos parties rurales en Auvergne. Et on a mis en place des partenariats avec la faculté de médecine de Clermont-Ferrand mais aussi de Saint-Etienne et Lyon pour que l’on paie une partie des études des internes et en échange qu’ils viennent exercer dans notre partie auvergnate".

"Le fait d’être en Auvergne-Rhône-Alpes, ça nous a permis d’augmenter de 50% tous les investissements sur la partie auvergnate. Au total, en 4 ans on a ramené 2 milliards d’euros sur l’Auvergne".

Enfin interrogé sur le tourisme, une compétence non-exclusive des régions mais qui couvre les domaines de l’économie, de l’emploi et de l’aménagement du territoire il a annoncé "qu’après Clermont-Ferrand, Moulins, le Puy-en-Velay, Saint-Flour… où l’on projette des images qui animent les monuments et permettent de raconter l’histoire de notre région et de notre Auvergne, ces spectacles gratuits pour toutes les générations, on va les pérenniser ce qui n’était pas prévu et on va l’étendre en les proposant à Issoire, Saint-Eloy-les-Mines, Gannat, Aurillac pour qu’on dise l’Auvergne, c’est la région des lumières".
 


Revoir l'émission

Replay Laurent Wauquiez invité de Dimanche en Politique en Auvergne

 

Sur le même sujet

Les + Lus